31 juillet 2008
Soutenir Siné
Pétition à signer en ligne pour soutenir Siné et une certaine conception du vivre ensemble
Le somptueux BHL explique, pour sa part, "qu'on ne peut plus rire comme dans les années 70 et que les humoristes et dessinateurs feraient bien de l'intégrer"
Ben, on verra...
28 juillet 2008
Les abattoirs de la république
Je m'appelle Marina Petrella
Et je meurs
Je fais la grève de la vie
La flamme de ses yeux a passé devant moi
Marcelline Desbordes Valmore
05 juillet 2008
Le sport et la mort
La colonisation du vécu.
Pour cette notion on peut repartir des analyses du philosophe allemand Habermas ou de celles de Reich en 1933. Ces analyses mettent en évidence l'instrumentalisation de la subjectivité des masses.
Le lieu où s'effectue cette colonisation, cette instrumentalisation, c'est le corps. Comme toujours c'est sous la lampe que l'on voit le moins clair. L'inscription idéologique rend opaque le corps singulier. L'inscription sociale passe par l'idéologisation du rapport au corps. Nous sommes face à un problème de non-intelligence de la situation, en particulier des problèmes liés au racisme, au sexe, au Sida ou à la peine de mort.
L'exemple du sport montre bien qu'il faut interroger le rapport quotidien au corps.
Pourquoi ne trouve-t-on pas de théorie de la mort dans le marxisme ? Il n'y a pas de point de vue critique sur la mort, hormis des pistes chez Reich et Marcuse.
Il y a un problème de réflexion critique sur le sexe, le corps, la mort, et la vie quotidienne. Nous sommes face à une absence. A chaque fois que dans les sphères militantes d'extrême gauche on aborde ces questions, la réponse est inéluctable : c'est secondaire!
Mais quand par exemple on étudie le sport on s'aperçoit qu'il résume à lui tout seul l'approche totalitaire d'un mode de production englobant. D'où mon intérêt pour les zones dites non-prioritaires et la sphère existentielle. Elles éclairent les enjeux véritables des rapports sociaux.
Une tendance lourde : La marchandisation.
Au risque de choquer l'auditoire, je pense que très souvent on se focalise sur la précarité, le chômage. Mais on ne s'aperçoit pas que ces phénomènes ne sont que des effets seconds.
Certes ils sont massifs et dominants, mais ils ne sont que des conséquences de quelque chose de plus fondamental et en ce sens ils sont secondaires.
Il faut regarder en amont comment s'organise la concentration et l'accumulation du capital. Comment la destruction de la force de travail est liée à l'accélération technologique. Pour comprendre cela il faut reprendre le principe de rendement cher à Marcuse.
Dans la course à l'argent il n'y a pas de point de vue moral. La capitalisation passe par une marchandisation massive du corps et de l'esprit. C'est le cas pour le sperme, les yeux, le sang, les organes greffables, les enfants, les morceaux d'enfants, la prostitution sous toutes ses formes.
Le déni de la mort.
Nous devons prendre en compte cette tendance lourde qui est mortifère. Celle-ci induit de fait un déni de la mort.
Sur ce point nous sommes redevables des travaux de Louis-Vincent THOMAS.
L'occident est engagé dans une course meurtrière, où la dénégation de la mort est corollaire du culte de la jeunesse, de la recherche de la forme.
Cette tendance massive est une dénégation de l'angoisse de la mort, y compris du point de vue militant.
Regardez les pratiques sociales contemporaines qui sont fondées sur le culte de l'extrême, ou encore les conduites à hauts risques : le sport, la vitesse, la toxicomanie, la violence urbaine, le Sida, le flirt avec les limites.
C'est une tendance massive de confrontation avec les limites, une volonté de dépassement de soi.
Le mot-d'ordre est celui de la réalisation de soi par n'importe quel moyen, le jogging, le zen, ou autre.
Tout cela est un déni du vieillissement, une visée de jeunesse éternelle.
Je pense qu'il faut intégrer la mort pour comprendre la vie.
On sait maintenant que le lien social est organisé autour de la libido. Le lien dans les groupes sociaux est fondé sur la sublimation et l'échange libidinal.
Le lien social est-il basé seulement sur l'échange rationnel, ou comme l'affirment les structuralistes sur uniquement l'échange de signes ?
Ces deux explications sont insuffisantes, on doit accepter une troisième approche qui explique le lien social par la sublimation dans les groupes sociaux. Sublimation en particulier d'un désir homosexuel.
Les sociétés ne peuvent perdurer que s'il y a un lien érotique entre les composantes du groupe.
Au contraire de cela la pulsion de mort tend à la désagrégation. C'est ce qui se passe dans le capitalisme. La pulsion d'Eros fonde, quant à elle, la tendance à l'agrégation.
Nous assistons actuellement au triomphe de la désagrégation, du mortifère. Il y a une absence de projet érotique, le plaisir est absent et il n'y a pas de projet libidinal.
L'érotisation publique et spectaculaire est liée à l'appauvrissement massif du lien social et ce sur fond de surdétermination par l'épidémie du Sida.
Les militants astucieux pourraient interroger les campagnes de prévention actuelle sur les préservatifs.
L'injonction est de "sortir couvert". Quel est le signifié de tout cela ?
Est-ce seulement une mesure d'hygiène ou une mise sous cellophane ?
Du point de vue symbolique il aurait lieu de s'interroger sur cette asepsie plastifiée.
Quel est le rapport à l'autre dans ce cadre ?
Il faut relire "Psychologie de masse du fascisme du fascisme" de Wilhelm REICH. Cette psychologie était basée sur une désérotisation des corps pour intégrer l'esprit au fascisme. Il fallait s'emparer des âmes par les corps.
Regardez ce qui s'est passé à la conférence du Caire. Il y a eu une alliance entre les mollahs et le pape contre la maîtrise du corps par les femmes elles-mêmes.
A chaque fois il y a un reflux pour les femmes. Le cannibalisme religieux s'attaque toujours en priorité aux femmes et aux intellos.
On peut aussi se référer à une étude que j'ai faite sur les textes catholiques : les encycliques, les catéchismes, les directives de l'épiscopat.
Il y a un soin maniaque à vouloir codifier ce qui relève du sexe. Ce n'est pas dans l'antiquité, c'est actuel. C'est typique de ce que décrivait Foucault sur la microphysique du pouvoir.
L'interdit de penser va de pair avec la répression sexuelle.
Je crois qu'il faut oser dire que nous sommes face à une montée du fascisme religieux.
Le contrôle social
Le contrôle social continue de se développer. Les prescriptions normatives pleuvent pour le tabac, l'alcool, la drogue, le Sida, etc....
L'hygiène obligatoire est devenue commune, les prescriptions d'hygiénistes banales.
On constate une association entre la politique totalitaire et la captation des corps avec les prescriptions qui en découlent.
Il y a bien une idéologie hygiéniste, mais en fait c'est plutôt un système de croyances auquel on adhère. On même dire que c'est incorporé, que les croyances sont faites chair. On peut retrouver là le fameux "habitus" de Bourdieu.
Une réelle lutte contre l'aliénation passe par l'analyse des mécanismes de reproduction sociale. On peut se référer au livre "Du coté des petites filles" ou à la "Fabrication des mâles", à la production des rôles sexués, à la division sociale des rôles.
Par exemple qui est vieux ? A quel âge est-on vieux ? Quarante-cinq ans ? Trente-cinq ? Trente ?
On constate un abaissement permanent du seuil de vieillesse. C'est l'imposition symbolique d'un ordre ou d'un modèle idéal.
Les représentations sociales sont fondamentales dans la régulation sociale.
Le sport
Vous pouvez vous reporter au texte que je vous ai envoyé. Dans ce cadre on peut s'interroger sur le rôle que joue un président pétainiste qui soutient un gangster comme Tapie.
Le sport est bien une machine à décerveler et cela avec l'argent public.
Il faut dénoncer cet abrutissement totalitaire que produit le sport.
Aucun groupe politique n'a mené de réflexion ou de luttes sur le sport.
Vous allez voir lors du le prochain Mundial l'ampleur des dégâts. Personne ne dit rien de cela et l'idéologie passe toute seule. Il faut parler de l'impact du sport dans les classes populaires.
Pourquoi les prolos adhèrent-ils tant au foot ? C'est une aliénation culturelle massive.
C'est une division du travail entre les religieux et les fascistes. Regardez les supporters, les "Kops"!
Où se construit l'internationale fasciste ? Dans et autour des stades!
Où se mène la guerre civile ? Dans et autour des stades!
Dans ce domaine il y a une carence de la gauche. Que disent le P.C. et le P.S. ? Le sport c'est la culture du peuple, il faut l'accepter ! Seuls quelques militants ont une attitude critique.
C'est un peu identique pour la propagande religieuse. Comment vouloir changer le monde alors que le Vatican a le pouvoir au P.S.!
[ Cette conférence a eu lieu au début de la montée du phénomène "Delors", le soufflet médiatique est maintenant retombé,. Il s'est déplacé ensuite de "l'Abbé Pierre" à "Monseigneur Gaillot". Comme quoi la religion occupe bien le terrain de l'actualité spectaculaire ! ]
La religion est une captation de l'imaginaire, une machine à faire rêver et un onirisme dévoyé.
Regardez l'armée comme elle cultive la haine de la sexualité, comment elle cultive la bestialité abjecte. Regardez l'adjudant Chanal! La seule sexualité tolérée est la sexualité à connotation fasciste.
Et cela c'est le milieu moyen du foot!
Si des jeunes sociologues avaient ce souci critique, ils pourraient aller étudier ce qui se passe dans les vestiaires. Ils verraient la bêtise, le racisme, le machisme ,la bestialité et la brutalité du français moyen.
L'extrême-gauche a été trop cocoonisée, elle est sortie de la gauche et maintenant ce sont tous des orphelins.
Depuis la période post-68 il y a une panne de la réflexion, un état de coma prolongé.
Certes on consomme de la critique, mais il manque la continuation de la critique. Le problème c'est de produire de la critique, de retrouver les réflexes conceptuels.
Extrait d'une conférence de Jean Marie Brohm à Nantes, 1994
04 juillet 2008
Vive les FARC !
Déclarations de la bourgeoisie qui massacre et qui tue l'innocence.
"Vise-t-elle encore la présidence de la République ? Ingrid crée à nouveau la surprise. Elle défend la réélection du président Alvaro Uribe qui a donné une continuité à la lutte contre les FARC. "
Le monde 4 juillet 2008
Dieu et marie ne sont plus en pole position dans le coeur enragé de la passionaria. Uribe est désormais l'élu.
Pauvre humanité...Pauvre homo SS
30 mai 2008
Prix des carburants
| Les taxes en vigueur en France |
La fiscalité sur les produits pétroliers est composée de deux éléments : les accises et la Taxe sur la Valeur Ajoutée .
Les accises
L'unique accise s'appliquant aux produits pétroliers est la taxe intérieure sur les produits pétroliers (T.I.P.P.), la taxe perçue en faveur de l'Institut français du pétrole (taxe I.F.P.) ayant été intégrée à la T.I.P.P. depuis le 1er janvier 2003.
La TIPP est perçue sur les volumes et non sur le prix de vente du produit. C'est donc un montant fixe en euros/litre perçu sur chaque unité mise à la consommation.
Le montant de cette taxe est fixé par la Loi de Finances votée par le Parlement. Pour 2008, il s'établit comme suit :
| en euros | ||
| Unité | Taxe intérieure | |
Supercarburant ARS |
hl |
63,96 |
Supercarburant sans plomb |
hl |
60,69(1) |
Gazole |
hl |
42,84(1) |
Émulsion d'eau dans le gazole (EEG) |
hl |
30,20 |
Fioul domestique |
hl |
5,66 |
Essences aviation |
hl |
35,90 |
Carburéacteur (usage avion) |
hl |
0 |
GPL carburant |
hl |
5,99 |
Fiouls lourds |
t |
18,50 |
(1) Il faut tenir compte pour l'essence sans plomb et le gazole d'une réfaction qui s'élève respectivement à 1,77 c€/l et à 1,15 c€/l. Par ailleurs, il s'agit là du taux national qui ne prend donc pas en compte la part régionale de TIPP.
La taxe sur la valeur ajoutée (TVA)
Le taux de TVA applicable aux produits pétroliers, carburants et combustibles, est le taux normal, conformément aux règles européennes. En France, ce taux est de 19,6 % depuis le 1er avril 2000. Antérieurement, il était de 20,6 %.
La TVA s'applique sur le prix de base augmenté des accises (TIPP), également conformément aux règles européennes.
En 2007, la part des taxes en % dans le prix de vente à la pompe était de :
2002 |
2004 |
2006 |
2007 | |
Eurosuper (SP 95) |
73,6 |
72,0 |
64,0 |
63,6 |
SP 98 |
72,4 |
70,8 |
62,6 |
62,4 |
Gazole |
66,0 |
63,4 |
55,1 |
55,3 |
La TIPP a rapporté 17,6 milliards d'euros à l'État en 2007 et la loi de finances pour 2008 prévoit un montant de recettes de 16,9 milliards d'euros, intégrant la perspective d'un recul des consommations de carburants, et notamment d'essence, en raison du niveau élevé des prix à la consommation.
En 2007, les rentrées fiscales provenant des produits pétroliers occupaient le 4ème rang, derrière la TVA nette (135 milliards d'euros), l'impôt sur le revenu (60,5 milliards d'euros) et l'impôt sur les sociétés net (53,9 milliards d'euros).
Source DGEMP/DIREM : http://www.industrie.gouv.fr/energie/petrole/textes/se_fiscalite.htm
Document powerpoint de l'UFIP : www.ufip.fr/_fichiers/UFIP_Dossier_
Tableau Récapitulatif : Taxes_p_troli_res_2005
29 mai 2008
La mort rôde et Faujas ne la voit pas
S'il fallait une nouvelle preuve des dégâts que provoque le protectionnisme sur les marchés, le riz serait un joli cas d'école. Incontestablement, la croissance de la demande de riz (+ 2 % l'an) excède celle de l'offre (+ 1 %). Face au recul de moitié des stocks mondiaux en dix ans et à la poussée des cours des autres céréales, les gouvernements indien, égyptien, vietnamien et chinois ont freiné leurs exportations ou les ont même stoppées pour contrôler les prix de cet aliment de base et éviter d'exaspérer leurs populations. Frousse et spéculation ont résulté de cette rétention, et l'inflation des cours s'en est trouvée accélérée à partir de l'automne 2007, le point culminant étant atteint début mai 2008. Depuis trois semaines, c'est le reflux (- 10 % pour le riz thaï), malgré la tornade qui a ravagé la Birmanie. Pourquoi ?
"Parce qu'il a bien fallu vendre une partie des stocks pour faire de la place à la très bonne récolte asiatique du début de l'année", répond Patricio Mendez del Villar, chercheur au Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad).
Les uns après les autres, les fauteurs de pénurie reviennent sur le marché. L'Inde réduit ses taxes à l'exportation. Le Japon débloque 20 000 tonnes pour cinq pays africains et 200 000 tonnes pour les Philippines, au point que ce pays a refusé, la semaine dernière, d'acheter certains lots qui lui étaient proposés à un prix astronomique. Manifestement, les pays importateurs n'acceptent plus les prix du marché et font de la résistance après avoir reconstitué leurs stocks. Ils sont d'autant plus enclins à le faire que la moisson 2008 s'annonce exceptionnelle. L'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) s'attend à une récolte de 666 millions de tonnes de paddy (riz non décortiqué), soit 15 millions de tonnes de mieux qu'en 2007.
[ Là tu fonctionnes mal garçon en parlant de destructuration du marché consécutif à un éventuel protectionisme. Si les stocks mondiaux ont fondus de moitié en 10 ans, en regard de ce que tu dis du décalage entre offre et demande, les stocks mondiaux représentent donc aujourd'hui 2.5 mois de consommation. Je ne conteste pas ce chiffre puisque moi j'ai actuellement trois mois, toutes céréales confondues. C'est quand même peu et ça explique bien une sensibilité du marché à des réactions "spéculatives". Je n'ai pas le chiffre en tête mais j'aimerais bien le comparer aux réserves américaines d'hydrocarbures (même les réserves stratégiques représentent 3 mois de consommation, si ma mémoire est bonne).
Donc Dingo dit : la mort rôde. Le marché va s'équilibrer sur le prix de la mort des pauvres. Reste à en trouver le cours. Première enchère de la meute : 0.001€ la tête. Il va falloir qu'il s'habitue à être traité comme ceux qu'il appelait du bétail, sapiens. Honnêtement, on se marre un peu...
Compétition avec la nourriture pour le bétail (forte croissance de la consommation carnée en chine, et niveau actuel du carnivorisme dans les pays que dieu schnaps a désigné comme élus) et des biocarburants...Je ne crois pas que le système de production actuel aura une seconde, une seule seconde, une seule...la moindre hésitation.]
Sous l'effet de cette abondance et en raison du refus des acheteurs de continuer à payer la tonne de riz blanchi plus de 1 000 dollars, contre 400 dollars il y a un an, le commerce de la céréale la plus consommée au monde devrait se trouver réduit de quelque 10 %, selon l'administration américaine de l'agriculture.
"Mais les prix demeureront élevés, autour de 700-800 dollars la tonne, prévient Patricio Mendez del Villar, car la productivité ne progresse pas. Le temps du riz pas cher est révolu, à moins qu'une nouvelle "révolution verte" permette de répondre à la demande croissante." Ivoiriens et Mauritaniens, qui paient leur riz 50 % plus cher depuis quelques mois, peuvent tout au plus espérer une pause de l'inflation dans leur assiette.
[no comment]
13 mai 2008
Le sport : le fumier du capitalisme
Il convient rapidement d'aborder ce sujet. Un peu pour toi Phil, puisque nous en avions déjà discuté. Nous en étions resté sur une vertu potentiel du sport : la canalisation de l'agressivité.
OK. Parlons en. Frédéric Baillette ouvre bien le débat, le positionne sur sa cible : le corps esclave. Il faudrait d'ailleurs aller plus loin, mais l'analyse politique qu'il fait est de qualité.
Doc PDF, dont le lien est ci-dessous. Texte suffisamment court et fort pour que chacun puisse le lire.
"Le sport est une atteinte aux droits de l'homme."
Michel Caillat, après avoir soigneusement étudié les thèmes réactionnaires qui, depuis plus d'un siècle saturent le discours sportif, conclut également : « Le sport est un phénomène d'imprégnation fasciste. [...] L'idéologie sportive est le paradigme de l'idéologie fasciste, de ce fascisme quotidien, ordinaire qui colle à la peau. » L'Idéologie du sport en France depuis 1880 (Race, guerre et religion),
Paris, Les Éditions de la Passion, 1989.
http://www.revue-quasimodo.org/PDFs/1%20-%20Baillette%20Sport%20Ideologie.pdf
08 mai 2008
Le réel comme anti devoir de mémoire
Un génocide sans importance. La France et le Vatican au Rwanda
http://tahin-party.org/publications.html
Jean-Paul Gouteux (actualisé par Jacques Morel)
Le génocide rwandais, plus d'un million de morts d'avril à juin 1994, reste environné de ce flou qui caractérise, pour l'opinion publique, la politique française en Afrique.
Comme si les massacres sur le continent noir étaient des événements endémiques inévitables et incompréhensibles.
Au contraire, ce génocide n'a été ni spontané ni imprévisible, mais il a bien été préparé et organisé, tant en France qu'au Rwanda.
Pour la Françafrique, tous les moyens sont bons pour garder le contrôle de l'Afrique.
Et ce million de meurtres n'aurait pas eu lieu sans le soutien indéfectible des décideurs français, militaires et politiques, jusqu'au plus haut échelon de l'Etat.
Nous connaissons ces criminels français: ce sont nos élus.
Ce livre est paru en juin 2001
Réédition actualisée en 2007
ISBN 978-2-912631-15-2
224 pages
prix de vente public : 6 euros
Version téléchargeable: VOIR LES LIENS SUR LE SITE TAHIN-PARTY
:: sommaire (95 ko - pdf)
:: avant propos (140 ko - pdf)
:: un génocide sans importance (835 ko - pdf)
:: Nouvelles preuves de la complicité de la France avec les tueurs (200 ko - pdf)
:: plus jamais ça (140 ko - pdf)
:: repères chronologiques (225 ko - pdf)
:: bibligraphie complémentaire (225 ko - pdf)
Entomologiste médical, spécialisé dans la trypanosomiase ("maladie du sommeil"). Jean-Paul Gouteux a été coopérant au Kivu dans l'ex-Zaïre et a ensuite résidé et travaillé dans plusieurs pays d'Afrique.
En France, depuis 1994, il participe aux initiatives pour faire la vérité sur le génocide des Tutsi et milite contre la banalisation des crimes contre l'humanité.
Jean-Paul Gouteux a publié :
"Un génocide secret d'État. La France et le Rwanda, 1990-1997" (Éditions sociales, 1998)
"En danger de croire. La foi : une histoire culturelle du mal" (L'Harmattan, 1998)
"Le Monde, un contre pouvoir ? Désinformation et manipulation sur le génocide rwandais" (L'Esprit frappeur, 1999)
"La nuit rwandaise" (Ed. Dagorno, 2002)
Ainsi que, depuis 1994, de nombreux articles dans Charlie Hebdo, Politis, Rouge, Le Soir, Initiative républicaine, Quasimodo, Afrique Info, Liaison-Rwanda,...
04 mai 2008
La faim en tenaille
Ainsi le piège se referme...
De cette première alerte que retiendra sapiens ? Réponse du bookmaker Dingo, casquette de travers et cigare à suivre : Rien.
Je prends tous les paris à tombeaux ouverts, à 10 contre 1.
L'Asean vient de déclarer la limitation de ses exportations alimentaires après celle des pays d'Amérique du sud. Sûr que ça va faire baisser les cours...
Mais après tout plus personne n'en parle vraiment. Baruch, sur Cyrano, "pressent" un mur... Ca doit être au bout de l'avenue machin, après les tilleuls de la place A2...
Le printemps est là, les petits oiseaux qui restent gazouillent en regardant le gazon qui pousse : ça gaze, ô line. Bientôt les grands départs sur les routes américaines...L'américain moyen gueule contre le pétrole cher : "faites quelque chose, bon dieu, c'est insupportable !". Yes mec, ça va l'être, ça va l'être...
Il y a des réserves de pétrole, des stocks alimentaires : tout baigne...dans le sang. Le sang des connards de miséreux qui font chier à vouloir bouffer tout le temps pour nourrir de nouveaux gosses (ils n'arrêtent pas de s'enfourcher comme des rats)...
Mais que fait donc la "Sadique" ? Mangez vos enfants, les pauvres, qu'il a dit sade. « Que la plus extrême cruauté soit réalisée de sang froid », a t-il rajouté, des fois qu'on ai pas tout compris.
Ca fait bien chier Dingo de jouer les millénaristes : ça ne fait pas sérieux. Mais après tout je crois qu’il est temps que les combattants de la lutte animale baissent les bras. On en a ras le cul. 1000 milliards d'animaux domestiques élevés et tués avec une cruauté inégalée dans l'histoire de l'homme sur les 20 dernières années.
1000 milliards en 20 ans.
On en est plus à chipoter pour quelques milliards de plus...Les éléphants passés en un siècle de 5 millions à 400 000, la disparition de toute forme de primates, de la surface de la terre, annoncée par les organismes officiels, si rien n'est fait d'ici 2015.
2015 ! On y est coco.
La mer vide en 2050.
Des enfoirés qui continuent la pêche au thon en méditerranée, la pêche au dauphin au japon, la pêche au cabillau chez nous, et les ailerons de requins toujours appréciés par ces merveilleux japonais respectés pour leur culture si raffinée...Les requins disparaissent aussi.
Question économique, entend-t-on par la flottille pêcharde française ! Après...
On verra pour des subventions de reconversion....
Elle a pas tort la Nathalie Morizet : tous des lâches.
Et sapiens ? Ils ne vivent pas tous dans la béatitude quand même ? Des miséreux récupèrent du riz inconsommable, en Afrique, jeté dans des décharges au milieu de restes sédimenteux. Ils le tamisent toute la journée et le vendent, car là bas c'est déjà un métier. C'est vrai la restauration fout le camp, z’auront pas une étoile au Michelin
Un mur c’est quand Ca ne se voit pas. Les murs réels on ne les voit qu’après être rentré dedans.
J’ai entendu la vie est belle…
La vie est belle…Oui, un film de Roberto Benigni, n’est-ce pas ?
Sur l’Asean…
Le riz est l'aliment de base du Sud-est asiatique et les exportations de cette région ont un impact crucial sur les cours mondiaux du riz car elles représentent 50% des exportations totales.
Premier producteur mondial de riz, la Thaïlande avait déjà plaidé pour une action concertée en annonçant, le 30 avril, son intention de créer, avec d'autres pays riverains du Mékong (Birmanie, Cambodge, Laos, Vietnam), un cartel qui fixerait les prix du riz sur le modèle de Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP).
Le Vietnam, deuxième exportateur mondial, avait fait savoir fin mars qu'il réduirait ses exportations cette année de 4 millions de tonnes à 3,5 millions de tonnes.
De nombreux supermarchés et magasins du pays communiste ont été récemment pris d'assaut à la suite de rumeurs faisant état d'une possible pénurie.
Au Cambodge, la flambée des prix du riz a contraint, fin avril, le Programme alimentaire mondial (PAM) des Nations unies à suspendre indéfiniment un programme de distribution de petits déjeuners gratuits à 450.000 écoliers déshérités.
Troisième pays exportateur de riz, l'Inde a également proscrit les exportations de certaines catégories de riz et débloqué 154.000 tonnes supplémentaires de blé et 230.000 tonnes de riz.
L'agriculture fait vivre les deux tiers des 1,1 milliards d'Indiens des campagnes et, à côté de la centaine de millions de nouveaux riches urbains, 300 millions de gens vivent avec moins d'un dollar par jour.
"Traditionnellement, le riz est consommé là où il est produit, c'est pour cela que l'offre sur le marché international est extrêmement limitée", relève M. Pincus. "Il y a des acheteurs qui se retrouvent à court, les prix flambent et c'est ce à quoi on assiste actuellement", dit-il.
L'Indonésie n'a pas officiellement restreint ses exportations mais a pris une mesure d'encadrement qui y ressemble. L'archipel, troisième producteur mondial de riz, ne pourra exporter que lorsque ses stocks dépasseront les trois millions de tonnes, suivant la nouvelle loi.
Aux Philippines, la tension est telle que l'armée a récemment assigné des troupes à la distribution de riz dans les quartiers pauvres de Manille.
"Quand les gens ont faim, ils deviennent désespérés et font des choix désespérés", a averti dans un entretien Damien Kingsbury professeur à l'Université australienne de Deakin.
17 avril 2008
Le massacre alimentaire
Voila sapiens face à son deuxième mur. Le premier concerne la fin des énergies facilement consommables.
Il reste le charbon, notamment chinois. Pas de problème. L'ensemble des poussières issues de sa combustion vont retarder l'effet de serre en faisant réflecteur. Pas de problème. A coup de schistes bitumineux, de centrales nucléaires, il parviendra bien à attendre ITER, le petit protégé des dieux.
Et puis en attendant on va aussi faire de l'éthanol !
Revenons en donc à notre deuxième mur : le massacre alimentaire.
Il y en a qui penseront que Dingo est content là. Oh, non, et je vais dire pourquoi plus loin...
Mais à force d'avoir vécu de certitudes, d'avoir ridiculisé Malthus, d'avoir rêvé tout debout, il est temps d'ouvrir les mirettes, coco.
Et là, curieusement, son problème va devenir un cas de conscience. Je sens qu’il ne va pas aimer.
Les raisons fondamentales de la faim dans le monde, que l’on peut retenir, sont les suivantes :
1) La croissance
2) La consommation carnivore
3) La production de bio carburant
Quand j’ai entendu des économistes parler du 2, j’en ai été baba. Et on dira que les économistes ne sont pas prévoyants !
Comment ça fonctionne :
La production agricole n’est pas entrée en récession. Non. Admettons qu’elle est globalement constante.
Mais la demande, elle, évolue. La croissance des pays de ces salauds de pauvre, tu sais, le chinois, l’indien, le brésilien…en font des consommateurs plus présents : ils veulent manger plus et mieux !
Mieux c’est à voir, mais plus çà c’est sûr que ça boulotte pire que des hamsters ces gueux. En plus c’est leur principale occupation !
Alors que nous les civilisés, on s’intéresse… Les fringues, les Ipodes, les voyages, les courses de bagnoles…
Eux, non. Des primaires…
Donc, qui dit plus forte demande, dit augmentation des prix.
Non, la spéculation c’est juste des intervenants de marché qui régulent les cours, en se payant sur la bête agricole.
Réduction des surfaces agricoles par la culture du bio éthanol. Personne n’aurait pu y penser, non ?
Et enfin, la toute jolie croissance de la consommation carnivore. Les deux articles qui suivent en donnent un assez bon rendu. Enfin si j’ose dire.
Les segments de consommation se déplacent également vers l’alimentation carnée. Pas chez nous, les civilisés : c’est en recul. Mais chez les pauvres non, c’est l’explosion. Pour ceux qui ne liront pas les deux articles qui suivent, donons quand même ce chiffre :
Pour faire un kilo de bœuf il faut 18 kg de protéines végétales.
Ca veut dire quoi tout çà : ben quand tu consommeras ton bifteck, t’auras des morts sur la conscience coco. Quand tu rouleras en bagnole au bio carburant ou à l’essence ou au diesel (allez soyons large) t’auras des morts sur la conscience, coco.
Alors sapiens va remettre des terres en culture, abandonner la destruction des cultures vivrières des PMA, renforcer l’agriculture locale…
Comme au Sénégal.
Dans 5 ans le Sénégal sera auto suffisant !
L’horreur que j’imagine, coco, c’est que dans 5 ans le Sénégal exportera son riz pour le vendre sur le marché mondial, devant des miséreux faméliques.
L’horreur que j’imagine coco, c’est que la consommation de viande ne va pas s’arrêter rapidement. Les dindes et les poules seront encore élevées en plus grand nombre, et dans des conditions de plus en plus inhumaines, pour qu’on repose enfin le même problème dans 10 ans.
Alors c’est bien d’attendre le troisième mur : la pénurie d’eau. Parce qu’en plus ces salauds d’animaux ils consomment beaucoup d’eau.
100 000 litres pour un kilo de boeuf
Alors si on les larguait, ces malades, et qu’on se donne la permission d’inventer un ailleurs, un autrement ?
Utopie ? Il est pas utopique le capitalisme de marché ? Il finit par être encore plus sinistre et délirant que la bible et le coran réunis.
Ne plus être aveugle, répond l’Anti-Œdipe, c’est le premier pas.
Voici deux articles provenant de Veganimal.info, en lien ami
Par Frédéric Lewino - Journal Le Point © le point 22/06/06 - N°1762
Catastrophe ! Le monde mange de plus en plus de viande. L’élevage industriel émet des fleuves de polluants, fait disparaître des millions d’hectares de biodiversité, abrite des virus mortels et, surtout, accélère dangereusement la fièvre terrestre.
Pour sauver la planète, mangeons moins de viande ! L’élevage industriel qui se développe, surtout en Asie, entraîne un coût écologique de plus en plus insupportable. Ce qui amène plusieurs institutions, dont la Fao, à pousser un cri d’alarme.
On oublie que, pour fabriquer un poulet, un boeuf ou un mouton, il faut dépenser beaucoup d’énergie en chauffage, nourriture, transport, découpe de la viande, chaîne du froid... D’où un rejet important de gaz à effet de serre. Auxquels il faut ajouter le méthane émis par les ruminants. Pour le compte de l’Ademe, l’expert Jean-Marc Jancovici a chiffré la part du régime carnivore dans la fièvre terrestre. Stupéfiant ! Le kilo de viande de veau équivaut à un trajet automobile de 220 kilomètres ! L’agneau de lait : 180 kilomètres ! Le boeuf : 70 kilomètres ! Le porc : 30 kilomètres ! Et encore Jancovici n’a-t-il pas comptabilisé les apports carbonés de l’emballage, du déplacement du consommateur et de la cuisson. A titre de comparaison, la production de 1 kilo de blé ou de pommes de terre équivaut tout juste à un créneau en voiture.
Pour ne rien arranger, le cheptel mondial augmente au moins aussi vite que le parc automobile. Selon le plus récent décompte de la FAO, la planète abrite désormais 17 milliards de poulets, 1,8 milliard de moutons et de chèvres, 1,4 milliard de bovins, 1 milliard de cochons et 1 milliard de canards. Auxquels il faut ajouter les nombreuses autres espèces consommées : dindes, chameaux, poissons, chiens... Le monde devient, en effet, de plus en plus carnivore. Depuis les années 50, la consommation mondiale de viande a quintuplé. Et même si elle stagne en Occident depuis une vingtaine d’années, elle s’envole dorénavant dans tous les pays émergents. Les Chinois et les Indiens ne se contentent plus de leur bol de riz ou de lentilles. Entre 1991 et 2002, les Chinois ont quadruplé leur régime carné et les Indiens l’ont doublé. Selon la Fao, en 2030, le tiers-monde consommera près des deux tiers de la viande mondiale. Il ne fait que suivre notre exemple avec un siècle de retard.
Mais les méfaits écologiques des élevages intensifs ne s’arrêtent pas à la fièvre planétaire. Le mal est plus profond. A commencer par l’artificialisation de la nature. Voilà longtemps que les animaux ne sont plus nourris avec de l’herbe ou des déchets. L’élevage industriel réclame des quantités astronomiques d’aliments qui monopolisent 29 % de la surface terrestre sous forme de pâturage et de cultures fourragères. Ainsi, le soja est cultivé à 90 % pour assurer l’alimentation animale. En quelques années, rien qu’au Brésil, en Argentine, au Paraguay et en Bolivie, cette culture s’est emparée de 40 millions d’hectares, surtout pour alimenter les bovins européens et chinois. Or les écologistes accusent cette extension de se faire le plus souvent au détriment de milieux naturels de grand intérêt, comme la savane arborée brésilienne, le Chaco argentin, la forêt chiquitana bolivienne. Depuis quelques années, c’est même la forêt amazonienne qui recule devant de nouvelles variétés de soja appréciant le climat tropical. En mangeant donc de la viande bien française, nous participons indirectement à la perte de la biodiversité amazonienne. Si encore cette nouvelle industrie enrichissait les petits paysans. Même pas. " Le boom du soja remplace les agriculteurs par des investisseurs financiers. Ils engrangent des bénéfices allant jusqu’à 50 % par an. Demain, ils s’en iront vers d’autres produits plus rentables, laissant derrière eux une catastrophe écologique et sociale ", dénonce, dans La Revue durable, Marc Hufty, enseignant-chercheur à l’Institut universitaire d’études du développement (IUED) de Genève. Par ailleurs, fabriquer de la viande avec du soja est un gâchis protéique, puisqu’il faut 18 kilos de protéines végétales pour fabriquer 1 kilo de boeuf ! La planète serait donc bien mieux nourrie avec un régime végétarien.
C’est aussi l’élevage qui explique le succès du maïs, ce boit-sans-soif qui vide les nappes phréatiques et rend exsangues les rivières, ce consommateur d’engrais et de pesticides qui pollue l’air, le sol et l’eau. La Bretagne, qui élève un cheptel faramineux de porcs et de volailles, en sait quelque chose. " Il faudrait produire moins de viande, mieux entretenir le territoire et gérer les cycles biologiques ", dit Christian Mouchet, professeur d’économie rurale à l’Agrocampus de Rennes. Importation de soja, excédents de céréales. " Le résultat est une agriculture non durable qui puise dans les ressources naturelles de façon quasi minière, économiquement inefficace et créatrice de déséquilibres territoriaux ", ajoute-t-il. Quelques éleveurs tentent de faire marche arrière.
C’est pourtant cette voie bretonne peu recommandable qu’empruntent les pays émergents asiatiques. Le rivage de la mer de Chine se couvre d’élevages industriels de porcs et de volailles. Mais il y a pire que cette pollution. Depuis quelques années, la Fao s’inquiète de la cohabitation des grands centres urbains avec ces élevages géants. Le mélange est détonant. Hier, en Europe, la maladie de la vache folle a fait craindre le pire. Aujourd’hui, c’est la grippe aviaire. Lorsqu’il mutera défavorablement, le H5N1 provoquera des millions de morts dans la population humaine. Lui ou un autre. Les virus et microbes pathogènes abrités par les animaux d’élevage sont légion. " En cultivant en grande quantité des protéines (poulets, moutons...) identiques, on crée une sorte de réacteur biologique. Si un virus est adapté à un des animaux, il sera aussi adapté à tous les autres. Et l’élevage sera décimé ", explique François Renaud, directeur du laboratoire Génétique et évolution des maladies infectieuses (CNRS-IRD). Louise O. Fresco, sous-directrice générale de la FAO, complète : " La nature transfrontière de ces maladies et leur capacité potentielle à franchir les barrières des espèces et à toucher l’homme constituent des enjeux sérieux. " Et de se rassurer : " La science peut faciliter un développement de l’élevage durable, équitable et sans danger, en innovant dans une vaste palette de secteurs. " Certes, la science peut tout, mais l’homme reste un fou. Comptons sur lui pour ne pas renoncer facilement à son bifteck ou à son poulet aux champignons noirs. La santé de son estomac lui importe davantage que celle de la planète. A moins d’une épidémie faisant des millions de morts...








