06 juin 2009
Fais avancer mes droits d'animal...6_06_09

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Europe ECOLOGIE
Ne m'oublie pas...
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Fais le...
29 mai 2009
Pouvoir faisandé et sordides crapules 29_05_09
PARIS (Reuters) - Julien Coupat, principal suspect dans le dossier des sabotages de lignes de TGV en novembre 2008, a quitté la prison de la Santé après six mois et demi de détention provisoire, apprend-on de source policière.
.../...
La remise en liberté de ce jeune homme de 34 ans, écroué depuis le 15 novembre, met fin partiellement à une controverse politique sur ce dossier, qu'une partie de la gauche et de l'extrême gauche considère comme un montage.
Le PS a salué cette sortie de prison, déclarant dans un communiqué que c'était "une très bonne nouvelle pour Julien Coupat, pour ses proches et pour le droit". Nicole Borvo Cohen-Seat, présidente du groupe communiste du Sénat, estime que l'affaire tourne au "fiasco".
Le député PS Arnaud Montebourg a de son côté demandé la démission de la ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie, coupable à ses yeux de "manipulation".
"Sept mois de prison infligés à un innocent pour faire monter une sauce politicienne au goût infect, dans n'importe quel pays démocratique, cela vaut une démission", dit-il dans un communiqué.
QUATRE DEMANDES REPOUSSÉES
Quatre demandes avaient jusqu'ici été rejetées par les juges des libertés et, en appel, par la chambre de l'instruction de Paris.
Julien Coupat reste mis en examen pour "destruction en réunion et direction d'une association de malfaiteurs", le tout "en relation avec une entreprise terroriste", des crimes passibles des assises.
Il a été auditionné cette semaine pour la cinquième fois par le juge d'instruction, et le parquet expliquait donc que les éléments recueillis étaient suffisants pour envisager sa remise en liberté dans l'attente de la suite de la procédure.
Juridiquement, sa remise en liberté n'est pas un aveu de faiblesse de l'accusation, puisque la liberté est en théorie la règle dans le droit français, en raison du principe de la présomption d'innocence.
En pratique cependant, la remise en liberté de tous les membres de ce qui est suspecté être un groupuscule violent n'est quasiment jamais prononcée avant le procès.
Julien Coupat est présenté par l'accusation comme le chef d'un mouvement d'ultragauche auquel sont imputés les sabotages commis par le placement de fers à béton sur des caténaires dans la nuit du 7 au 8 novembre 2008, ainsi que le 26 octobre 2008.
Il clame son innocence et se dit victime d'un dossier monté de toutes pièces. Neuf personnes sont mises en examen au total dans ce dossier mais Coupat était le dernier à être en prison, les autres personnes ayant été libérées au fil de l'enquête.
Dans un texte publié cette semaine dans Le Monde, il décrivait la prolongation de sa détention comme "une petite vengeance" mais se réjouissait paradoxalement de son sort, dont il rendait responsable ce qu'il appelle "la clique sarkozyste".
"Chaque manoeuvre par quoi ils se figurent conforter leur pouvoir achève de le rendre haïssable. En d'autres termes : la situation est excellente, ce n'est pas le moment de perdre courage", disait-il.
Source REUTERS
La manipulation sordide est si crédible que ce pouvoir est misérable. La face des grands bourgeois en pleine lumière...
17 avril 2009
La fin de la commune de paris
Devoir de mémoire : Paris au mois de Mai

LE SANG COULAIT A GROS BOUILLONS
"Près de 3000 Fédérés, pris la nuit précédente au Père-Lachaise, avaient été amenés dans la prison de la Roquette. Aucun n'en sortit. (...) ...on distinguait très nettement le grincement des mitrailleuses. Des artilleurs qui sortirent nous confirmèrent l'affreuse vérité. On expédiait des prisonniers par troupeaux de 50 et de 100 hommes. Les pelotons d'exécution étant harassés de fatigue, et ajustant mal, les officiers, par humanité, disaient-ils, avaient fait avancer des mitrailleuses. (...) ...tous les prisonniers faits au cimetière étaient marqués pour la mort et parqués à part comme des moutons. Les artilleurs, qui parlèrent devant nous, secouaient sur le trottoir leurs souliers dégouttant de sang ; ...Le sang coulait à gros bouillons dans les ruisseaux intérieurs de la prison. (...) De ces tas humains il sortait des râles, car tous n'étaient pas tués du coup ; on n'avait pas le temps de leur donner le coup de grâce. On jeta bien encore quelques paquets de balles à travers ces monceaux sanglants, mais malgré tout, les soldats entendirent pendant la nuit des agonies désespérées".
LES RUES SEMBLAIENT COUVERTES DE NEIGE
"De temps en temps, les soldats contraignaient les habitants à jeter du chlore sur les cadavres. Leur nombre était si considérable que, dans certains quartiers, les rues semblaient couvertes de neige. Plusieurs étaient là depuis 2 jours. Défense avait été faite de les enlever. Au risque d'infecter les quartiers, M.Thiers avait voulu par ce spectacle frapper les esprits d'une salutaire terreur".

ON LIVRAIT LES CLASSES AUX SOLDATS
"Il n'y eut ni registre ni procès-verbal. Les accusés défilaient par rang devant la Cour, assemblage de 4 ou 5 officiers échauffés et sales, ...quelquefois le cigare aux dents. On commençait par le 1er de la file ; l'interrogatoire durait en moyenne un quart de minute. ...A la moindre hésitation, ou si l'allure de l'accusé trahissait un combattant, ou si sa figure répugnait aux honorables magistrats, ...sans lui demander ni son âge, ni sa profession, ni même son nom, on le déclarait classé. "Vous ?" disait-on au voisin ; et ainsi de suite jusqu'au bout de la file, sans laisser quelquefois aux malheureux le temps de répondre. (...)
On livrait les classés aux soldats qui les emmenaient à côté. Du Châtelet, par exemple, ils étaient conduits à la caserne Lobau. Là, à peine entrés dans la cour et les portes refermées, on les tirait sans même prendre le temps de les aligner devant un peloton d'exécution. Quelques-uns de ces malheureux s'échappaient, couraient le long des murs comme des fauves tournant autour de leur cage ; les soldats leur faisaient la chasse et les canardaient des croisées au risque de se blesser entre eux".

LE MARQUIS DE GALLIFET
"Au champ des Navets d'Ivry, 800 prisonniers condamnés par la Cour qui siégeait au fort de Bicêtre furent exécutés à coups de mitrailleuse. (...)
Le Marquis de Gallifet...faisait arrêter de temps en temps pour les éclaircir les colonnes de prisonniers qu'il conduisait à Versailles. A l'Arc de Triomphe, il en fusilla d'abord 82, puis 20 pompiers, puis une douzaine de femmes. Le dimanche matin, à Passy, il arrêta une colonne de 2000 Fédérés et cria :
- Que ceux qui ont des cheveux blancs sortent des rangs.
111 Fédérés sortirent des rangs et furent aussitôt fusillés dans les fossés. Pour ceux-là la circonstance aggravante était d'être contemporains de juin 1848".
"Du 22 mai au 6 juin, on fusilla les prisonniers, hommes, femmes, enfants, à outrance, à Versailles comme à Paris".

(Marquis Gaston Auguste de Gallifet)
""QUEL HONNEUR ! (s'écriait le Journal des Débats), NOTRE ARMEE A VENGE SES DESASTRES PAR UNE VICTOIRE INESTIMABLE".
UN SANG IMPUR ABREUVERA LE SILLON
"Depuis quelques jours, la voie publique était couverte de martinets morts. Cette espèce d'hirondelle se nourrit exclusivement d'insectes et surtout de mouches. Or, les nombreux cadavres, gisant abandonnés dans Paris avaient, en multipliant les mouches charbonneuses, déterminée cette épidémie. Les journaux s'alarmèrent. "Il ne faut pas, disait l'un d'eux, que ces misérables, qui ont fait tant de mal de leur vivant, puissent encore nous en faire après leur mort".
...Des journaux naïfs avaient demandé qu'on publiât les noms des gens fusillés, comme si les cours martiales avaient tenu registre ! Leur nombre se révéla par l'infection de l'atmosphère. Sans compter les victimes des cours martiales, il y avait peu de terrains vagues ou de maisons de constructions dans Paris, qui ne continssent des cadavres jetés pêle-mêle les uns sur les autres. Au fur et à mesure des exécutions, on avait enterré sur place. Tout le long des quais, des morts étaient enfouis. Au square de la tour Saint-Jacques, plus de 1200 des fusillés de la caserne Lobau avaient été provisoirement enterrés. Aux buttes Chaumont, dans la pièce d'eau alimentée par la grande cascade, on avait noyé 300 cadavres qu'on n'avait pas eu le temps d'enterrer. De même au parc Monceau. Dans les jardins de l'Ecole polytechnique, sur une étendue de 100 mètres il y avait une rangée de cadavres sur 3 mètres de hauteur. Devant l'esplanade des Invalides, un grand nombre de corps n'avaient été que superficiellement recouverts de terre ; ils exhalaient une insupportable odeur. Dans le faubourg Saint-Antoine, on en trouvait "partout, en tas, comme les ordures", disait un journal de l'ordre...

FEMELLES D'INSURGES
"Rien à craindre des émanations cadavériques, dit un journal de l'ordre. Un sang impur abreuvera en le fécondant le sillon du laboureur". Tous les soirs un grand nombre de tombereaux, chargés de cadavres de gardes nationaux, étaient dirigés sur Versailles, où ils entraient la nuit. Mais beauccoup de corps ne purent être transportés et il fallut les enfouir à Paris même. Ainsi, quand on exhuma ceux qui avaient été déposés dans les terrains de l'usine à gaz et parmi lesquels il y avait un grand nombre de femmes, on trouva le tout dans un état de décomposition très avancée. Les vêtements étaient en lambeaux et déjà putréfiés ou mangés par la vermine du cadavre. Ces débris...furent conduits à grande vitesse au cimetière Montparnasse, où d'immenses trous attendaient cette pourriture. Les fusillés du Luxembourg furent amenés au même cimetière, entassés dans des charettes et des omnibus. A travers les fenêtres de ces voitures, on voyait passer des bras et des pieds. Des fosses de 10m2 et de la même profondeur avaient été creusées. De nombreux ouvriers plaçaient les cadavres 20 par 20 et les recouvraient de chaux ou de goudron et ensuite de terre. ...De pauvres femmes, debout sur le bord de la lugubre tranchée, cherchaient à reconnaître les corps. ...Dans le commencement, les soldats les repoussèrent, mais bientôt on donna l'ordre de les laisser approcher, afin que leur douleur les trahissant, on pût arrêter "ces femelles d'insurgés". ...Encore 4 mois après, les agents de l'autorité renversaient les monuments funéraires élevées par les familles à la mémoire des gardes nationaux, arrêtaient les personnes occupées à les relever et empêchaient les parents d'apporter des souvenirs et des fleurs sur les tombes".
UN GRAND NOMBRE AVAIENT ETE ENTERRES VIVANTS
"On vit par ces exhumations qu'un grand nombre de Fédérés avaient été enterrés vivants. Au square Saint-Jacques, où les ensevelissements avaient été, comme partout, très hâtivement faits..., on avait vu des bras qui sortaient de terre. Là, comme au cimetière Montparnasse, aux environs du Père-Lachaise, au cimetière Montmartre et plus particulièrement au cimetière qui avoisine le Trocadéro, des victimes, incomplètement tuées et jetées avec l'amas des morts dans les fosses communes, avaient lutté dans la terre et conservaient encore les torsions horribles de leur violente agonie. La nuit on avait entendu leurs cris et leurs gémissements que couvraient les bruits du jour".
LA COMBUSTION DURA PLUSIEURS JOURS
"Il y avait de copieux amas de cadavres à tous les bastions. ...On imagina de bourrer du corps des Fédérés les innombrables casemates construites tout le long des fortifications. Une quantité considérable de cadavres de la banlieue fut adjointe à ce 1er rassemblement. On amena également un grand nombre de cadavres de l'intérieur de Paris. Quand une casemate était bondée, on la murait avec des pierres, des sacs pleins de terre,...et on passait à la suivante. Des sentinelles furent placées avec des consignes très rigoureuses auprès de ces cimetières improvisés, qu'on voulait cacher aux populations ; mais l'odeur nauséabonde qui s'en exhalait, malgré toutes ces précautions hâtives, trahit bientôt l'existence de ces charniers. On dut au plus vite dégager des issues aux 2 extrémités basses, pratiquer à la partie supérieure des orifices qui servirent de cheminées, répandre des matières incendiaires et désinfectantes, comme le goudron, et mettre le feu. La combustion dura plusieurs jours. Mais l'incinération fut incomplète, et quand ces chaudières furent découvertes on trouva les chairs réduites à l'état de bouillie.
L'incinération se pratiquait également aux buttes Chaumont. On voyait des colonnes de fumées s'élevant au milieu des massifs. C'étaient les corps des Fédérés, entassés en piles énormes, qu'on brûlait après les avoir inondés de pétrole. Quelques hommes allaient et venaient, attisant le feu. Le parc resta longtemps fermé".

ON REMPLACERA LE PELOTON D'EXECUTION PAR UNE MITRAILLEUSE
"Dans les 1ers jours de juin un journal publia la note suivante :
"Le bois de Boulogne est entièrement interdit à la circulation. Il est défendu d'y entrer à moins d'être accompagné d'un peloton de soldats - et encore bien plus d'en sortir.
C'est au bois de Boulogne que seront exécutés, à l'avenir, les gens condamnés à la peine de mort par la cour martiale.
Toutes les fois que le nombre des condamnés dépassera 10 hommes, on remplacera par une mitrailleuse le peloton d'exécution".
8 jours après seulement, ...le Journal Officiel déclarait que tout journal qui reproduirait cette note serait poursuivi".

APRES LES TUERIES LES BENEDICTIONS DES PRÊTRES
"Dans les cercles officiels, on estimait à 20 000 le nombre des personnes tuées ou fusillées. ...Sur ce nombre, un 5ème au plus furent frappés par les projectiles durant le combat.
Après les tueries devaient venir les bénédictions des prêtres... Le 27 mai, l'Assemblée Nationale était invitée par son président à assister le lendemain 28 mai, jour de la Pentecôte, à des prières publiques solennelles. Pendant que les oraisons des députés montaient vers le dieu des armées, les fusillades sans fin célébraient aussi la Pentecôte du prolétariat.
Enfin, on lut dans les journaux :
"Dimanche 4 juin 1871, fête de la Très Sainte-Trinité, une quête aura lieu à tous les offices de ce jour en faveur des orphelins de la guerre.
Cette quête sera faite à la grand-messe et aux vêpres par Mme Thiers, présidente de l'oeuvre, et par la maréchale de Mac-Mahon, vice-présidente."
Ces dames quêtant pour les orphelins que leurs maris venaient de faire !"

ILS ETAIENT ABATTUS SUR LE CHEMIN
"Plus de 40 000 prisonniers furent ramassés du 22 au 30 mai. Ils ne séjournaient que quelques heures à Paris, puis on les acheminait sur Versailles. La foule se précipitait pour les voir passer.
Ils avançaient, souillées d'ordures, les vêtements en lambeaux, exténués, tête nue sous un soleil ardent, attachés 5 par 5 aux poignets par des cordes au milieu des soldats, chassepot armé. Une corde longitudinale reliait entre elles toutes les cordes transversales des groupes, de façon que tous les prisonniers étaient attachés en bloc. (...)
"Tout le monde court du côté des Champs-Elysées, disait le Paris-Journal. 4 000 prisonniers stationnent sur le milieu de la chaussée, encadrés par des chasseurs d'Afrique, la carabine au poing. Ils regardent, farouches, silencieux, immobiles, fiers d'être haïs à ce point de la foule qui se démêne et les injurie."
...Un convoi de prisonniers attachés par 10 passait rue d'Amsterdam. ...l'officier commanda une halte et ordonna à ces malheureux de se mettre à genoux. Pendant ce temps, une tourbe infâme les couvrait d'injures et criait : "Fusillez-les !" Le moindre signe d'opposition de la part des prisonniers entraînait la peine de mort immédiate ; ils étaient abattus sur le chemin, surtout à coups de révolver".
"Au boulevard des Italiens, un cortège de 500 prisonniers des buttes Chaumont passait, allant à Versailles. Dans le nombre se trouvaient plusieurs femmes. On avait mis les menottes à quelques-unes. Celle-ci portait un bébé sur le dos ; une avait le bras en écharpe ; la chemisette d'une autre était teinte de sang ; toutes étaient épuisées. Elles faillirent être écharpées par les défenseurs de la famille ; ...les journaux ne manquaient pas de rapporter que la plupart des prisonnières appartenaient à la prostitution".
LE TROUPEAU HIDEUX
"Dès que les convois étaient signalés sur la route de Paris ou sur celle de Saint-Cloud, des milliers de personnes accouraient de tous les côtés. Qu'on se figure, disaient les journaux conservateurs, des troupeaux haletants, poudreux, composés de milliers de personnes mêlées de beaucoup de femmes, les unes en haillons, les autres en blouse... La plupart appartenaient à la classe ouvrière et aux rudes métiers de la carrière, de forgeron, de mécanicien, de fondeur, de maçon ou de charpentier ; ...Des gamins, presque des enfants, de 12 à 16 ans, marchaient au milieu d'hommes à tête et à barbes blanches qui étaient en grand nombre. Ceux-là se traînaient à peine, se cramponnant au bras de leurs voisins plus vigoureux. ...Les cantinières avaient leur costume. Les autres femmes, hâlées par le soleil, ...marchaient les unes d'un pas délibéré, les autres accablées et s'appuyant sur le bras de leur mari. Le Figaro décrivait ainsi la queue d'un convoi :
"Le hideux troupeau est suivi de charrettes. (...)
On entend un bruit de tambours lointain : une poussière blanche s'élève à l'horizon : c'est un nouveau convoi de prisonniers qu'on nous amène."
Les honnêtes gens de Versailles couraient comme à une fête au-devant de ces chaînes sans fin. Et les dames du meilleur monde ne dédaignaient pas de donner du bout de leurs ombrelles dans le flanc de quelques Fédérés. Escortés par les risées et les imprécations de cette populace gantée, ces malheureux traversaient dans toute son étendue la ville de Versailles, toujours tête nue au soleil, et gravissaient la hauteur de Satory".
ILS COUCHAIENT DANS LA BOUE
""Ils sont là, disait l'Indépendance Française, plusieurs milliers, empoisonnés de crasse et de vermine, infectant à un kilomètre à la ronde.
Des canons sont braqués sur ces misérables, parqués comme des bêtes fauves".
...On les avait jetés là, en plein air, tête découverte ; ils couchaient dans la boue, n'ayant d'autre nourriture que du biscuit gâté et de l'eau infecte puisée à une mare dans laquelle les gardiens ne se gênaient pas pour faire leurs ordures".
ON ARROSA LE TOUT DE PETROLE ET ON Y MIT LE FEU
"Il arriva que les soldats, pris de panique ou de rage, déchargèrent leurs chassepots dans le tas. Dans la nuit du 25 au 26 mai, il y eut une sorte d'émeute, ou du moins les gardiens l'affirmèrent. 300 prisonniers furent passés par les armes. Amenés au bord d'une fosse garnie de paille ils y furent précipités à coups de fusil, puis on arrosa le tout de pétrole et on mit le feu. Beaucoup n'étaient pas morts. Il y eut des hurlements épouvantables. A de certaines heures, ordre était donné à tous de se lever, de se coucher sur le côté gauche ou sur le côté droit, et toute infraction à ce commandement était suivie de coups de révolver.
Les journaux ne tarissaient pas sur la mine ignoble des prisonniers. "Ces êtres sont hideux", disait Paris-Journal. "Toutes ces faces sont hargneuses, bilieuses, renfrognées" (Le Figaro). "Visages patibulaires" (La France). "Chienlits maquillés de sang et de poudre...""
DERRIERE LES GRILLES S'ENTASSAIENT LES FEMMES
"Le camp de Satory devint, comme la route de Versailles, le but de promenade de la bonne compagnie. Les officiers en faisaient les honneurs aux dames, aux députés, aux fonctionnaires, leur montraient les sujets, au besoin les prêtaient à M. Dumas fils, pour qu'il pût commencer in anima vili ses études sur la question sociale.
En général, les prisonniers, avant d'être envoyés à Satory, séjournaient quelque temps dans l'Orangerie de Versailles, entassés dans ces immenses serres, pêle-mêle, sans paille dans les 1ers jours. Quand ils en eurent, elle fut bien vite réduite en fumier, on ne la renouvela plus. Pas d'eau pour se laver, nul linge, nul moyen de changer ses guenilles. 2 fois par jour, dans une auge, un liquide jaunâtre, - c'était la pâtée. - Pas de médecins. Il y avait des blessés, la gangrène les rongea ; ...Les cas de folie furent nombreux. - Derrière les grilles s'entassaient les femmes ; les filles des prisonniers, hébétées, affolées, s'efforçant de distinguer un être cher dans ce troupeau vaguement entrevu dans l'ombre, derrière les caisses d'orangers rangées en palissade..."

LES AGENTS DECHARGERENT LEURS REVOLVERS A TRAVERS LES TROUS A AIR
"Bientôt le camp, quoique immense, fut encombré, et l'on dut évacuer les victimes. Dès le 26, on les dirigea sur les ports de mer. On les enfermait dans des wagons à bétail solidement cadenassés, sans autre ouverture que quelques trous à air, et ils y restaient souvent 32 heures. ...A la Ferté-Bernard, le train avait dépassé la gare de 200 mètres, quand des cris partirent de plusieurs wagons ; les prisonniers étouffaient. Le chef de l'escorte fit arrêter le convoi, les agents descendirent et déchargèrent leurs révolvers à travers les trous à air. Le silence se fit... et les cercueils roulants repartirent à toute vapeur.
A Brest et à Cherbourg, les prisonniers furent répartis sur de vieux vaisseaux embossés en rade, chacun de ces bâtiments contenant environ 1 000 prisonniers. Depuis la cale jusqu'au pont... - ils sont encore après 4 mois - empilés dans des parcs formés par des madriers comme dans de grandes caisses d'emballage. Les sabords cloués ne laissent passer qu'un filet de lumière. La vermine y grouille. Il y a des blessés : pas de médicaments, pas d'ambulances ; rien.
Les malheureux, inconnus - car on n'a pas la liste de leurs noms, on ne s'est pas occupé de leur identité, - restent là, entassés dans leurs cages, gardés par des canons chargés à mitraille, enfermés entre d'énormes grilles de fer...
Tout matelot que l'on surprend causant avec eux est passible de mort. Les sentinelles qui veillent aux entreponts ont ordre de tirer sur les détenus s'ils s'approchaient du grillage des sabords.
Leur nourriture est ainsi composée : à 5 heures du matin, un biscuit ; à midi, du pain et des haricots ; à 6 heures, un biscuit et des haricots".
DES BATTUES ETAIENT ORGANISEES DANS LES FORÊTS
"Un certain nombre de Fédérés s'étaient réfugiés dans les catacombes et dans les égouts : on leur fit la chasse aux flambeaux. Les agents de police s'avançaient armés de chassepots et tiraient sur toute ombre suspecte. Ils étaient accompagnés de chiens habitués à fouiller les égouts. Mais l'épuisement eut bientôt raison des malheureux réfugiés ; un grand nombre moururent et furent rongés par les rats ; un grand nombre était mourant et on s'empara d'eux...
En même temps, des battues étaient organisées dans les forêts des environs de Paris, afin de cerner les Fédérés qui avaient pu gagner ces asiles. On en prit ainsi 200 environ".
"Tous les trains étaient inspectés avec la plus grande sévérité. Les individus sans passeport ou qui n'étaient pas munis de papiers constatant parfaitement leur identité étaient mis en état d'arrestation et envoyés à Versailles".

LA PRESSE ENCOURAGEAIT ET PRÊCHAIT L'EXEMPLE
"Dans ces jours de terreur, on vit s'abattre sur Paris le fléau des dénonciations. Elles affluèrent de tous les côtés et beaucoup s'en servirent pour satisfaire des rancunes personnelles. Du 22 mai au 13 juin la préfecture de police reçut 379 823 dénonciations. ...Dans certains quartiers, les gens notables organisèrent des réunions privées où ils dressèrent et envoyèrent à la Préfecture les listes des citoyens dont ils voulaient épurer l'arrondissement. Les concierges furent en général les auxiliaires les plus dévoués de la terreur...
La presse encourageait ces lâchetés et en prêchait l'exemple".
"Le Bien Public... : "Nous n'avons pas le goût d'insulter des ennemis vaincus, mais, en vérité, de pareils misérables ne sont point des ennemis, ce sont des bandits qui se sont mis eux-mêmes en dehors de l'humanité"."
"Les dénonciations avaient atteint au bout d'un mois un chiffre tellement fabuleux que l'on décida de ne plus les prendre en considération...
La moyenne des arrestations se maintint pendant 2 mois à 400 par jour. On aura une idée du chiffre énorme des pertes d'ensemble par ce fait que, aux élections complémentaires du mois de juillet, il y eut à Paris 100 000 électeurs de moins qu'aux élections de février. Les Débats estimaient que les pertes faites par "le parti de l'insurrection, tant en tués que prisonniers atteignaient le chiffre de 100 000 individus"".
[extraits de Hippolite Prosper Olivier LISSAGARAY : LES HUIT JOURNEES DE MAI DERRIERE LES BARRICADES, 1871]

(parade de gendarmerie)
Ainsi accoucha définitivement la IIIème République. . . Document en provenance de "au dessous du balcon" Coordonnées indiquées par Yacedjaz précédement Ce message a été transmis initialement sur ce site par Karpov (Voir le site indiqué) Karpov est à consommer, éthologiquement, avec modération. Il croit en effet encore que l'homme est un poulet sans plumes aux ongles plats.
Ecolières, écoliers de France, n'oubliez pas : des garçons et des filles de votre âge ont été collés au mur, abattus par les soldats et les gendarmes de la République. La partie rouge du drapeau tricolore trempe aussi dans leur sang.
26 mars 2009
La merde brune islamique 26_03_09
Une reprise d'un article de "Riposte laïque" : http://www.ripostelaique.com/
Ces gens me paraissent fréquentables, au premier abord.
Oui, j'ai vu "la journée de la jupe", et j'ai beaucoup aimé. Ou comment la violence inattendue fait exploser le carcan des non-dits...
L'islam, outre le fait qu'il est, comme toute les religions, une démarche de faibles, prêts à tout pour assouvir leurs bas instincts, s'auréole, dans l'islamisme, de ce parfum de merde brune qui a fait les délices des fascistes romains.
Comme il est simple d'écraser lorsque l'on dispose d'un si bel instrument d'oppression.
Numero 81
L’EDITO DE CYRANO
« La journée de la jupe » : LE film qui pulvérise l’islamiquement correct
lundi 23 mars 2009
Comme 2.245.000 d’entre vous, j’ai vu le film « La journée de la jupe » avec Isabelle Adjani vendredi soir sur Arte (1). J’ai compris alors les difficultés du réalisateur pour faire et diffuser ce film : boycott des producteurs, puis des chaînes de télévision, et enfin des salles de cinéma : il est tout simplement très politiquement incorrect ! Saluons donc Arte qui a eu le courage de briser le plafond de verre médiatique en programmant cette œuvre de Jean-Paul Lilienfeld, ce qui lui vaut un record historique d’audience. Et pour ceux qui n’ont pas pu voir le film, sachez qu’il est en ligne sur Internet jusqu’au 26 mars (2), et qu’il sortira dans les salles le 25 mars.
Je laisse aux cinéphiles le soin de décrire les qualité techniques du film. Pour ma part, j’ai apprécié le côté thriller où dès la première minute et jusqu’à la dernière, on est tenu en haleine par un scénario d’une rare densité, et par une approche à la fois humaine et technologique de cette situation de crise. Par exemple, la vulgarisation rassurante des méthodes du Raid vaut mieux qu’un documentaire spécialisé. Mais passons aux différents « messages » du film, qu’on n’avait jamais vus aussi explicites et réunis dans une même œuvre de fiction française jusqu’à présent.
« La journée de la jupe » dénonce tout ce que nous disons depuis bientôt deux ans sur Riposte Laïque. Tout y passe, en vrac et en boucle : les chiennes de garde qui démolissent la féminité au nom du féminisme, le pédagogisme décervelant à la Bégaudeau et à la Darcos, les insultes sexistes, une ministre de l’Education nationale peureuse et prête à sacrifier médiatiquement et physiquement la victime expiatoire, les filles obligées de s’habiller comme des sacs à patates, l’accusation d’« islamophobie », la peur d’émeutes urbaines, la victimisation des coupables et la culpabilisation des victimes, l’irrespect envers les adultes, l’antisémitisme islamique et le racisme anti-blancs, l’école républicaine transformée en garderie et en « fabrique de crétins », l’hyper-violence, l’arabisation et l’appauvrissement de la langue française, l’éclatement des familles, le racket, les mots faux-culs comme « quartier sensible » ou « contexte », les professeurs qui baissent le pavillon jusqu’à se faire complice des voyous ou à se servir du Coran en classe pour les apaiser, le multiculturalisme, l’échec de l’intégration (et ne parlons même plus d’assimilation), le communautarisme ethnique, le mépris des valeurs laïques, les viols collectifs, les superstitions religieuses, le machisme abruti, la manipulation de l’opinion publique, le proviseur qui ne pense qu’à étouffer les problèmes de son établissement et qui accuse la victime d’être à la fois « catho coincée » et trop laïque (ultra-laïciste, comme on dit chez Kintzler et Fourest), l’affinité entre les islamistes algériens et les « sauvageons » de nos banlieues, le commerçant chinois qui fuit la cité parce qu’il a été victime de multiples braquages, les menaces de représailles, l’influence affligeante des séries télé et des reality shows, etc.
Et surtout, le film ne fait aucune impasse sur la dénonciation de l’islamisation qui pourrit notre société et en particulier ces jeunes élèves issus de l’immigration et communautarisés. « La journée de la jupe » n’a pas eu besoin de s’abriter derrière des évangélistes ou une version bisounours de l’islam pour en dénoncer les effets désastreux, ainsi que sa responsabilité directe dans la haine des non-musulmans, dans une représentation préhistorique de la femme qui ne peut être qu’objet, soit pute, soit soumise, et dans les atteintes à la laïcité française et occidentale.
Nous savions déjà tout cela, et une majorité de nos concitoyens sans doute aussi. La preuve en est que les premières réactions d’internautes sont quasiment unanimes pour se réjouir de voir ainsi dénoncés les « clichés idéologiques », « l’hypocrisie de la hiérarchie dans l’Education nationale », le « politiquement correct », les « certitudes dogmatiques et corporatistes », la « niaiserie bien-pensante et satisfaite qu’est Entre les murs », les « valeurs peu à peu oubliées », la « dérive de notre société », etc. (3)
Oui, nous le savions, et vous aussi. Mais « La journée de la jupe » ne fait pas que conforter et encourager notre combat : sa diffusion à une heure de grande écoute constitue un tournant magistral : c’est l’ouverture d’une brèche importante dans la barrière médiatique et la propagande d’Etat, dont on percevait déjà les fissures.
C’est également la démonstration cinglante de l’impasse à laquelle nous conduisent nos gouvernants et leurs idiots utiles. Ce gouvernement ubuesque qui soi-disant prétend combattre les talibans en Afghanistan, et qui n’est pas capable de rétablir l’ordre républicain dans nos zones de non-droit. Ce gouvernement pusillanime dont la justice de la pensée condamne un article où Kad Merad dit qu’il apprécie « le cigare à l’apéro » (4) mais ferme les yeux sur les appels à la haine et à la violence distillés dans des mosquées ou dans des manifestations jihadistes. Ce gouvernement lâche qui n’a plus que le « ministère de la parole » pour rabâcher ses indignations à chaque fois qu’un élève ou un enseignant est sauvagement agressé, et qui invite ses policiers à ne plus poursuivre les délinquants (5). Ce gouvernement faible dont le chef nous avait dit que « la France n’est pas un pays où l’on porte la burka », et qui ne fait strictement rien contre les voiles intégraux et intégristes qui se multiplient. Ce gouvernement dogmatique et son opposition complice qui nous promettent d’imposer de force une « diversité » anti-républicaine et anti-démocratique aux Français sans exiger en retour le moindre devoir civique de la part des communautés immigrées. Ce gouvernement ruineux et ses élus de droite comme de gauche qui multiplient le financement illégal du culte musulman (22 millions pour une seule mosquée à Paris, qui dit mieux ?) alors que « les caisses sont vides » et qu’il n’a jamais démontré que l’islam apporterait le moindre bénéfice aux Français. Ce gouvernement menteur qui fait croire que la délinquance est en baisse alors que les faits divers du moindre journal local prouvent le contraire, et démontrent que la violence urbaine est de plus en plus barbare. Ce gouvernement affabulateur dont les « sociologues » et les ministres autoproclamés nient les « bandes ethniques » et prétendent qu’il n’y aurait que 222 « bandes » en France, alors qu’ils comptent par ailleurs un millier de zones de non-droit où désormais on tire à vue sur les forces de l’ordre (6).
« La journée de la jupe » illustre tout cela, et n’épargne pas non plus les idéologues de gauche qui ont détruit notre Education nationale de l’intérieur, avec leurs relais syndicaux et corporatistes. Mais permettez-moi de saluer l’efficacité de deux autres films, « Entre les murs » et « Welcome », dont la promotion médiatique fut évidemment bien plus massive que celle du film de Jean-Paul Lilienfeld : en effet, ces deux caricatures malsaines de promotion du catéchisme droitsdelhommiste ont eu exactement l’effet inverse de celui escompté. A force de traiter les Français de racistes et d’imbéciles, et de vanter au contraire ceux qui leur crachent dessus et qui les humilient, les arroseurs sont arrosés et se ridiculisent eux-mêmes.
Saluons enfin Isabelle Adjani, la « Sonia Bergerac » du film. Il faut du courage pour se prêter à un exercice qui peut lui valoir la réprobation de ses pairs médiatiques. Mais elle explique fort bien son engagement dans cette aventure dans une interview au Nouvel Obs (7). On y retrouvera toutes les dénonciations du film, par exemple sur le féminisme : « La modernité, c’est la jupe ou le pantalon ? Ce fut le pantalon, c’est devenu la jupe. On est loin des acquis féministes. On est dans la nécessité de revenir à une féminité vivable. Féminine égale pute, c’est quand même embêtant. C’était inimaginable avant le phénomène de l’intégrisme islamique. Il est étrange que le pantalon soit vécu comme un voile. » Ou encore sur la déculturation prônée par le chef de l’Etat qui préfère l’imam et le curé à l’instituteur et par son nouveau sous-vizir Yazid Sabeg qui veut réduire l’exigence de langue française et de culture générale dans les grandes écoles (8) : « Vos élèves dans le film restent sourds aux charmes de Molière. Que vous inspire la frigidité du président de la République pour « la Princesse de Clèves » ? Voyez mon accablement... Tant pis pour lui. Si Carla Bruni pouvait lui lire ce livre chaque soir au coin du feu sur un air de guitare... Personnellement, je ne sais pas comment j’aurais vécu ma vie amoureuse si je n’avais pas lu « la Princesse de Clèves ». »
« La journée de la jupe » est un film où Riposte Laïque reconnaît totalement tous ses combats, républicains, laïques et féministes. Nous nous réjouissons non seulement de voir brisée si magistralement l’omerta des médias et des politiciens, mais aussi – et peut-être plus – de constater que la cohérence de nos engagements rejoignent parfaitement – et souvent avec les mêmes mots – les réactions d’une très large majorité des Français qui ont vu le film. Bravo, bravissimo à Jean-Paul Lilienfeld et son équipe, à Isabelle Adjani, à Denis Podalydès incarnant avec brio un homme du Raid très humain, à tous les actrices et acteurs et à Arte !
Quelques extraits du film : la-journee-de-la-jupe-cote-profs_shortfilms
Et un peu de musique pour mettre du baume au coeur des enseignants !
http://www.dailymotion.com/video/x6914y_fatals-picards-securite-de-lemploi_music
(1) http://www.arte.tv/journeedelajupe
(2) Depuis, Arte a déprogrammé les rediffusions, ne souhaitant pas faire de concurrence aux salles de cinéma.
(3) par exemple Cinema/Adjani-dans-La-Journee-de-la-jupe- !/(gid)/200602/(comment)/all
ou http://television.telerama.fr/tele/emission.php ?onglet=avis&id=12275559
(4) http://www.lepost.fr/article/2009/01/02/1372183_kad-merad-condamne-par-la-justice-pour-son-vice.html
(5) http://www.youtube.com/watch ?v=NcPRmEvxWoA
(7) http://artsetspectacles.nouvelobs.com/p2315/a397177.html
(8) yazid-sabeg-mesurer-l-ampleur-des-discriminations-et-des-politiques-publiques_1164459_3224.html
25 janvier 2009
Petitbouchon et les abattoirs de la nuit 25_01_09
Petitbouchon...
Je vois que tu pratiques le meurtre tranquille.
Entre un cochon croquignolet et les rillettes de thon.
Au point où vous en êtes, cela n'a plus beaucoup d'importance.
Et puis...Tu es attentive...Ce qui est un signe de bonne volonté ;)
Sapiens tue par habitude 50 000 000 000 d'animaux par an, qu'il mange ou jette à la poubelle (pour 1/3 des assiettes in Wonderland Pays Riches). J'ai mis en chiffres pour que ça fasse plus joli, mais c'est bien 50 milliards.
Là dedans du meurtre et de la souffrance. Le meurtre on connaît en principe, mais on se calme un peu. Où cela commence t-il vraiment ? Je suis d'ailleurs en transe érectile quand je vois les chichis qu'il fait lorsqu'il s'emmerde pour quelques bébés congelés ou une farce en Belgique (le bon mot est inutile ;) pour quelques nourrissons poignardés. Cet adolescent a toute ma sympathie, rire devant les flics de Descartes m'a toujours paru un signe de bonne santé ;)
Et puis ne pas concevoir c’est déjà empêcher la vie, non ?
Alors disons que la vie est seulement l’expression sympathique d’une certaine bonne humeur passagère et ne culpabilisons pas Pluton.
Mais la souffrance c’est plus facile à cerner.
C’est l’élevage industriel, mais pourquoi seulement industriel, et la cruauté à toute heure, l’exploitation cynique et sans larmes de la force de travail de celui qui s’écroule sous le joug. Non, des fois il ne s’écroule pas, il faut qu’il dure, je suis d’accord. Et alors pour certains demain n’est pas un nouveau jour : c’est de nouveau le même.
M’enfin Aristote, tout comme Kant, trouvait très bien l’esclavage et aujourd’hui je ne veux pas me fâcher.
Donc la souffrance c’est souffrir. Et ça se voit, sauf pour Descartes, bien sûr.
Et ça se cache car ça perturberait les intentions d’achats des consommateurs. Donc on fait des grandes nusines où on fait se reproduire les truies, jusqu’à ce qu’elle regrette de ne pas pouvoir mourir, on enferme des femmes et même des hommes ( !) dans d’autres grandes nusines pour faire des tee shirts à 0.1 € l’unité. Comme c’est magique on peut pas le montrer… ;)
Mais tout le monde n’a pas eu la chance de naître juif, s’pas ? Parce que là t’as quand même toute la puissance militaire des appareils médiatiques pour remettre les pendules à l’heure…
Rare sont les porcs juifs ou les thons juifs. Alors aujourd’hui ce sont eux qui crèvent dans les stalles, sur le bas côté des autoroutes américaines, dans des cages à pondre ou dans les abreuvoirs à sang de la haute gastronomie du foie gras.
J’attends Cyrano et ses Empires de la Lune, maintenant…Mais j’prends date ! Comme disait un certain…
Tu vois, Petitbouchon, tu es douce, pleine de bonne volonté, attentive aux autres, sensible, et pourtant…Tu hésites à te dire qu’un plat de lentilles (avec oignons, carottes, lauriers, céleri et même curry indien si tu veux) c’est quand même avoir une autre conscience.
Tu sais pourquoi ?
Parce que la culture actuelle ne te l’a jamais dit. Parce que d’autres auront toujours intérêt à ce que tu ais les yeux fermés. Parce qu’ils ne veulent pas que tu saches exprimer ta propre sensibilité pour cela et pour autre chose, le salariat ou la propriété privée par exemple.
Nous devrions tous revendiquer notre vie en la criant, comme un droit, Petitbouchon…
Tu as toute mon affection…
19 janvier 2009
Pas de sursis en israël : tu chasses peinard
En france on condamne les chasseurs repentis qui abattent les autres chasseurs, à des peines avec sursis.
Ben en israël tu peux faire un carton dans la bande de gaza pour moins cher.
Même que je m'étonne qu'il n'y ait pas eu de sorties scolaires sur le terrain où les enfants de ces crapules auraient pu tourner des petites vidéos sympa. Déjà que les populations civiles israëliennes s'approchaient courageusement du théâtre des exécutions, le week end, pour se faire des frissons.
Papa tire plus pour gagner plus. Elle est belle la marchandise palestinienne taillable et corvéable à merci. Construis moi ma piscine, cueille mes fruits et légumes, plante mes arbres, et construis moi un mur. Construis moi un mur, c'est pas le petit prince qui disait çà ? Que c'est chou ! Et que c'est malin d'organiser le désordre pour dominer économiquement. Pas besoin de code du travail en israël. Ni de code pénal d'ailleurs.
Et c'est qui qui va payer toutes les nouvelles destructions d'infra structures, écoles, hôpitaux, réseaux de distibution, aéroports...C'est pas les juifs (dans un élan de solidarité de cette diaspora si injustement critiquée), le suggérer c'est de l'anti sémitisme primaire. Non c'est la communauté internationale, comme dab, l'UE en particulier. Et dire qu'on en a même l'habitude...
28 décembre 2008
Un palestinien c'est comme un animal...28_12_08
Il est des jours, plus que d'autres, où l'on est particulièrement fier de ne pas être israëlien...
Les bulletins de vote du 10 février 2009 sont maintenant bien tachés de sang, grande revendication du corps electoral israëlien...
Il n'a pas été retenu de date officielle pour l'ouverture de la chasse à Gaza : à tous les coups tu tires à tous les coups tu gagnes...
Un palestinien c'est comme un animal...Non ?
18 décembre 2008
Julien Coupat recommence ! 18_12_2008
Julien Coupat auteur des attentats terroristes contre nos beaux TGV vient de récidiver depuis sa cellule.
Celle là n'est pas invisible pourtant...
D'après un communiqué que je viens de recevoir personnellement du ministère de l'intérieur, ces féroces autonomes qui viennent jusque dans nos gares, retarder nos fils et nos compagnes, s'en sont pris à la dynamite aux magasins du printemps.
Voyez à quel point ces gens sont dangereux : même enfermés ils sèment la terreur et la désolation. Si..., le père noël s'est plaint.
Pour les inconscients qui souhaitent le pire pour notre beau pays une bonne nouvelle : l'enquête piétine.
La police serait contrainte de regarder (de nouveau ?) la piste des écologistes allemands qui ont revendiqué l'attentat...
C'est précisément vers l'Allemagne que l'enquête sur les sabotages des lignes TGV perpétrés dans la nuit du 7 au 8 novembre dernier lorgne actuellement. Comme l'avait dévoilé le site Mediapart le 22 novembre, ces actions avaient été revendiquées outre-Rhin et en allemand, avant le coup de filet policier mené à Tarnac (Corrèze), Rouen (Seine-Maritime) et Paris le 11 novembre, par un courrier posté de Hanovre et adressé au Tageszeitung de Berlin. Selon cette lettre, non publiée par le "Taz", les quatre sabotages et tentatives de sabotage des voies TGV à l'aide de "crochets", ainsi que d'autres actions visant aussi le réseau ferré en Allemagne durant la même nuit, visaient à protester contre le capitalisme en général et le transport de déchets nucléaires en particulier. Titré "parce que nous en avons marre", le document est signé "en mémoire de Sébastian". Une manière de marquer le quatrième anniversaire du décès de Sébastien Briat, un jeune militant anti-nucléaire mort écrasé le 7 novembre 2004 en Lorraine par un train "Castor" justement chargé de déchets nucléaires allemands retraités à La Hague.
05 décembre 2008
Téléthon 2008 : la foire aux pourris recommence 05_12_08
Pas envie de dire grand chose là. Juste envie de cracher sur la gueule de ceux qui aiment la mortifère société du spectacle. Après les jeux olympiques tu as droit au téléthon.
Parce que tu voulais donner quelque chose pour les maladies orphelines des pays riches. Non...J'y crois pas !!!
En plus elles sont vraiment marrantes celles là. T'as un petit goût d'exotisme dans la charité, en plus. Une super production Hollywoodienne çà. Des os qui se cassent, des gosses qu'ont 10 ans et qu'en paraissent 50, des personnes qui peuvent pas se bronzer sur la plage...Si..., je t'assure... c'est Victor Hugo dans "l'homme qui rit". Sauf que dans ce livre là on parle de la misère. De ceux qu'on regarde, mais aussi de ceux qui regardent.
Alors tes trois ronds mets les ailleurs, pour des enfants et des adultes qu'ont le tort d'avoir des maladies simples mais pas d'ici. Tiens un truc tout con, pense à la lèpre. Prends donc la liste des ONG qui opérent dans des pays sans ressources où les gens n'ont même pas la force d'avoir encore un regard.
Ne me dis pas des conneries dans le genre : "oui, mais ça n'empêche pas de penser et de faire pour..."
Non, pas celle là... C'est pas Eurodysney la planète, c'est pas truffé de plans malins la condition humaine. Le fric c'est con et c'est pas doué du don d'ubiquité. 1 € que tu mets là c'est 1 € qu'est pas ailleurs...Tu me dis alors que tu vas donner deux euros ? T'as encore perdu ! Tes deux euros donnent les à ceux qui n'ont rien, même pas l'espoir, tu vois.
Je suis sans coeur ?
Ah...Tu crois vraiment ce que tu viens de dire ?
Tiens, regarde, même la première connerie qui passe, c'est moins con et surtout moins dégueulasse que le télethon des riches.
J'ai repris çà chez l'OMS...
Les Objectifs de Développement du Millénaire (OMD) ne disent pas tout au sujet de la santé et du développement. Ils ne disent rien de l’importance de systèmes de santé efficaces qui sont indispensables à la réalisation de tous les objectifs en matière de santé, qu’il s’agisse de santé génésique ou de maladies non transmissibles.
Nous devons par conséquent considérer les OMD comme une simple liste récapitulative de quelques-uns des résultats les plus importants que le développement doit obtenir, à savoir :
- réduire le nombre de femmes qui meurent en donnant naissance;
- permettre à davantage d’enfants de survivre durant les deux premières années de la vie;
- essayer d’empêcher la catastrophe du VIH/SIDA,
- s’assurer que les gens ont accès aux médicaments indispensables;
- améliorer la santé sous toutes ses formes et contribuer ce faisant à réduire la pauvreté.
17 novembre 2008
TIQQUN 17_11_08 Julien Coupat
Théorie de la jeune fille
http://www.clairefontaine.ws/tiqqun/Theorie.pdf
La disparition de la jouissance de soi, l'agonie de l'être prodiguée en et par la société du Spectacle du monde marchand...





