Animal mon prochain

La boucherie transcendante, Capital et réification, les chemins du Réel.

10 juillet 2008

De l'espèce Homo SS

Tu les reverras tes wagons plombés Homo Sapiens Sapiens...

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Combat de chiens

A voir : http://www.massacreanimal.org/fr/chiens_combat.htm

Les hommes femmes et enfants qui génèrent ces spectacles ne sont pas des monstres. Personne ou presque personne n'est un monstre ontologique. Ce sont des individus lambda, représentants de l'espèce Homo SS.

Le problème est phylogénétique. On peut même dire qu'il se base aussi sur le mouvement créateur ( la dynamique du vivant)  utilisant l'égocentrisme (en tant que persévérance dans son être, mais persévérance totalitaire) et la souffrance (la limite de l'intolérable appelle la mort). Il est à noter que peu de remparts sont offerts par le mouvement créateur pour limiter la souffrance d'agonie, et pour cause, puisque la sélection s'effectue uniquement sur la base du maintien en vie du système vivant. Ceux ci sont donc fonctionnellement inutiles.

Le cauchemar de sa propre mort (dont il a conscience) et de ses propres souffrances (qu'il peut concevoir en terme de métacognition) conduit Homo SS à les sublimer en une grande orgie sacrificielle où le bouc émissaire est celui qui incarne le corps de l'homme : l'Animal.

Homo SS est la première espèce à dépasser son seul statut de prédateur et à réaliser le concept de cruauté (faire souffrir sans besoin propre apparent).

Cette propension doit être équilibrée par un concept d'humanité, via l'imagerie d'une éthique, afin de limiter les tensions intra spécifiques qui mettraient en danger le groupe ou la tribu. L'éthique est là, comme rempart virtuel, pour contre balancer les possibles effets  ravageurs du concept de cruauté à l'intérieur de l'espèce.

On pourrait avancer que le couple cruauté/éthique  joue chez Homo SS un rôle de médiation du Réel.

Comme dans l'ensemble du monde Vivant il importe que la violence générée ne se retourne pas contre l'espèce.

Mais cet équilibre est précaire chez Homo SS.

Il est d'autant plus fragile que l'ensemble des mécanisme symboliques impliqués, brouillent une lecture des équilibres transverses, inter espèces, mis en oeuvre par le mouvement créateur.

Cette coupure structurelle et historique, dans la perception du Réel, présage, pour Homo SS, d'une impossibilité à s'intégrer d'une manière durable, en l'état, dans l'ensemble du monde Vivant.

Il s'agit simplement d'atteindre les limites de tolérance des autres forces écologiques en présence, Homo SS ne pouvant, de par sa propre structure phylogénétique y apporter une réponse satisfaisante. Le mode libéral de production adopté, témoigne de son organisation d'espèce. Il bride aussi l'espèce en réalisant une boucle de rétroaction positive.

Ces types de systèmes sont instables.

Posté par dingos à 12:00 - Combats d'animaux - Commentaires [26] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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