Animal mon prochain

La boucherie transcendante, Capital et réification, les chemins du Réel. "Celui qui combat des monstres doit prendre garde de ne pas devenir monstre lui même. Et si tu regardes longtemps un abîme, l'abîme regarde aussi en toi" Nietzsche

10 novembre 2009

Chasse, prédation et régulation des espèces_1 10_11_09

L'action de  chasse est souvent présentée comme dangereuse pour l'homme et celle ci est attaquée par ce biais. Présenté ainsi, sans plus de précisions, l'argument flirte malheureusement avec la démagogie. Les tués par accident de chasse représentent  1% des victimes de la route. Parmi ceux ci, moins de 1 sur 10 sont extérieurs à l'action de chasse.

Précisément, en moyenne annuelle sur 10 ans, 35 tués par an dont 4 extérieurs (données ONCFS).

Ces chiffres sont nettement insuffisants pour permettre une argumentation anti chasse valable et celle-ci serait alors de plus  intellectuellement critiquable, car basée sur une manipulation émotionnelle détestable.

Alors je vais te présenter les choses bien autrement...

Pour commencer, l'aspect régulation...Sans chasse humaine pas de régulation. Ah...?

1. Comment se régulent les espèces non chassées ? Tiens, au hasard,  les corbeaux...

2. Pourquoi la chasse humaine supprime t-elle les prédateurs naturels ? Tiens, au hasard, le renard...

3. Comment s'effectuait donc cette régulation, avant la révolution française, lorsque la chasse n'était pas ouverte à tous ?

4. Pourquoi réguler jusqu'à l'extinction les populations d'éléphants d'afrique, de rhinocéros, ou d'ours de roumanie  ?

J'arrête la liste pour aujourd'hui, nous continuerons, bien évidemment le sujet.

Tu vas voir que la nature et les espèces s'auto régulent. La densité croissante d'une population sans prédateur, le cas le plus extrême, au delà de l'accès alors insuffisant à la nourriture et l'affaiblissement consécutif de ses membres, génère par des contacts rendus plus fréquents de la communauté, des épidémies virales.

A bientôt...;)

La prédation, surtout lorsqu’elle implique coopération, présente à l’observateur des phénomènes extrêmement compliqués et variés, certains mettant en cause les niveaux les plus élevés du psychisme. Dans certains cas, les techniques paraissent optimisées comme le veulent les sociobiologistes. Dans beaucoup d’autres, nos connaissances sont encore trop rudimentaires pour que l’on puisse en décider.

Schémas de Prédation

La variation des populations

Population animale contrôlée par des prédateurs

schema_1_pr_dation

Au printemps (P) et en été (E), l'effectif croît avec la reproduction pour décroître en automne (A) et en hiver (H) par mortalité hivernale. l'effectif varie ainsi autour d'une moyenne (MA). Lors des printemps pluvieux et froids, la reproduction est faible (1). Les hivers longs et humides apportent une mortalité plus forte par petites épidémies (2). Les "bonnes années", un printemps précoce et sec augmente le succès de la reproduction en limitant la mortalité juvénile (3) de sorte qu'avec un hiver doux, l'effectif peut augmenter de façon notable. L'ensemble des prédateurs et des charognards, limitant les épidémies, la moyenne annuelle est très peu oscillante.

Population animale sans prédateur

schema_2_pr_dation

 

Sans prédateurs, les populations augmentent pour atteindre le seuil pré-épidémique (SAE). Au début apparaissent généralement des maladies bénignes (1) comme les parasitoses, puis interviennent les maladies très contagieuses à virus. Les populations décroissent brutalement (2) de façon drastique pour atteindre le seuil post-épidémique (SPE) car une maladie laisse presque toujours des survivants qui ensuite regagnent peu à peu les effectifs (3).

La dispersion des proies

Population animale sans prédateur

schema_3_pr_dation

A : zone de gagnage (culture, taillis bas, pâturage, etc.)

B : Forêt

C : Parties de la forêt qui offrent des abris

P : Présence de prédateurs

Population animale contrôlée par des prédateurs

shema_4_pr_dation

Le prédateur agit sur la dispersion de ses proies. Ici, les chevreuils (par exemple) vont aux meilleurs lieux de gagnage, très groupés et commettent certains dégâts parce que trop localisés.  Ici en revanche, la même quantité de chevreuils est obligée de traverser de parcourir de plus grandes distances pour aller à un gagnage plus dispersé. Il y a dons moins de dégâts et une régénération de la flore plus rapide.

Source :

http://ecologie.nature.free.fr/pages/dossiers/dossier_predation.htm

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Posté par dingos à 14:07 - Chasse - Commentaires [11] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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