Animal mon prochain

La boucherie transcendante, Capital et réification, les chemins du Réel. "Celui qui combat des monstres doit prendre garde de ne pas devenir monstre lui même. Et si tu regardes longtemps un abîme, l'abîme regarde aussi en toi" Nietzsche

14 septembre 2009

Danse au bord de l'abîme 3 14_09_09

La semaine dernière, à la lecture de mon article, tu t'es peut être demandé pourquoi les sapiens ne s'étaient pas régulés démographiquement. C'est vrai, l'être qui se disait le plus intelligent de la planète, se comportait exactement comme les souris ou les lapins.

Il fallait le dire : 1 milliards d'individus, pour cette espèce, cela aurait été un maximum à ne pas dépasser.

Allez, disons qu'un bon chiffre est entre 100 millions et 1 milliard d'individus.

Tu décimes à l'envers, il en reste 1 sur 10, disons 650 millions.

Enfin tout le monde respire un peu !

Et cela aurait pu être très chouette pour lui. Maîtrise technique de son environnement proche, empreinte écologique limitée, des rejets de CO2 non pas réduits de 20 % comme à KYOTO, mais DIVISES PAR 10. Des richesses matérielles accessibles à tous. Et même des réserves d'énergie fossiles conséquentes : 250 ans de pétrole, et 3000 ans de charbon. Avec en outre un parc d'énergies renouvelables installées très appréciable.

Il aurait eu de quoi attendre tranquillement l'énergie thermonucléaire propre, c'est à dire ITER, vers 2050.

Oui, mais ça ne s'est pas passé comme çà. Il y avait des entraves : tout d'abord la bible, "croissez et multipliez, dominez toutes les créatures de la terre" qu'elle disait. 17 siècles dans la poire qu'il en a pris : ça marque, même les braves mecs. Ensuite, bien sûr, il a instauré des démocraties républicaines calquées sur les valeurs chrétiennes. Des farfelus, alors, se sont acharnés à perpétuer le message biblique par l'humanisme. Là on lui expliquait que l'humain était un être magique destiné à régner sur toute la création, et sans partage.

Il y avait des lyriques, limite comiques aristocrates, qui au 19ème siècle avait crié haut et fort "dieu est mort". Il n'empêche qu'au début du 21 ème siècle il y avait encore grosso modo 3 milliards de débiles, pour les trois religions, qui pensaient qu'en parlant à un bout de bois celui ci allait répondre...

De l'autre côté le capitalisme libéral aimait bien la sur population puisqu'il était entré dans l'ère consumériste. Tout s'évaluait en fonction du seul critère financier. Tu mettais des gens dans un wagon de train, ce qui comptait ce n'était pas in fine la fonction de transport, mais combien ça rapporte. Que tu en transportes 10 ou 100, si le chiffre d'affaire final était identique, c'était équivalent. Il est sûr que c'était du rustique comme indicateur ! Mais sapiens en était très fier ;)

Il était donc bien entouré le petit hominidé, que même les martiens doivent nous nous envier ! Flanqué par le capitalisme, l'humanisme et encadré par les monos théistes, il fallait qu'il marche droit !

Donc réguler la population par la seule convocation de sa raison (qu'il avait toute puissante, je le rappelle) c'était foutu. Il préférait régler çà à l'ancienne : membres arrachés, yeux crevés, anthropophagie : des massacres improvisés mais efficaces.

L'équation était simple : 6,5 milliards au départ, 1 milliard à l'arrivée, restait donc 5 milliards de morts. ;)

GIFlamort

Synopsis des cours suivants :

* Variabilité génétique, le testament de Darwin

* Culture et sur répression. Freud et la cellule familiale

* Les fondamentaliste marxistes aux 19ème et 20 siècle : essai d'archéologie comparée

* Le contenu anarchiste : quel avenir ?



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