07 septembre 2009
Danse au bord de l'abîme 2 07_09_09
Selon l'Association Internationale des Démographes de Langue Française (AIDELF) la révolution industrielle du 19ème siècle a bouleversé tant la croissance démographique que sa structure même, en particulier le taux d'urbanisation.
Pour ceux qui voudraient consulter plus avant des extraits de cet intéressant ouvrage, voici le lien pour la présentation partielle du livre : http://books.google.fr/books?id=2S4Nq7gRhZQC&printsec=frontcover#v=onepage&q=&f=false
Entre 1950 et 2009 la population mondiale est passée de grosso modo, 4 milliards à 6,5 milliards d'habitants.
50% en 60 ans !
Chaque fois que tu croisais deux personnes en 1950 maintenant il y en avait trois.
Le sommet de la courbe vers 2050 annoncait 10 milliards d'humains. Ne t'en fait pas, on ne les atteindra pas...
En l'an 1000 l'Europe, sans la russie et l'espagne (invasion arabe), comptait 30 à 34 millions d'humains
En 1340 : 70 à 74 millions
Au début de la révolution industrielle, en 1800, la population des pays développés (hors japon) atteignait 210 millions d'humains. En 1913 : 600 millions.
A partir de la révolution industrielle et des soins médicaux, dans les pays pauvres, la croissance de la population était devenue insoutenable.
Tous les 30 ans, sur les mêmes parcelles de terre, il y avait 2 fois plus de bouches à nourrir.
L'exode rural, bien sûr, et l'urbanisation en étaient les conséquences.
En 1950 : 750 Millions de citadins au niveau mondial
En 1990 : 1500 millions, DE PLUS, dont 1100 millions pour le seul tiers monde.
Et tout cela pour dire que cette croissance démographique nécessitait une forte croissance industrielle, la croissance de tous les PIB pour absorber cette nouvelle misère.
Et c'est pourquoi la chine DEVAIT avoir 8 à 10 % de croissance par an : pour absorber, sur les 5 ans qui venaient deux cents à 300 millions de citadins, de plus, témoins de l'exode rural.
Aux commandes : le capital libéral ! ;))
Tu vois le tableau était sombre pour sapiens : c'était le train fantôme, le train de l'épouvante...Personne réellement aux commandes de cette machinerie qui était devenu bien trop complexe pour être dirigée.
Et la terre pouvait supporter 6 voire 10 milliards d'individus, selon Das Kapital...Mais ce qu'il ne disait pas Le Capital, c'était que, oui on pouvait bien avoir 6 milliards de petits sapiens, mais pas 6 milliards de petits sapiens heureux. Juste 1 milliard, disons, et 5 milliards de pauvres...Mais des vrais, hein, des bons qui savent mourir de faim, sans faire chier.
En 2010 on estimait que la production de viande passerait de 50 milliards d'animaux tués annuellement (hors halieutique) à 100 milliards en 2020.
Mais sapiens ne s'inquiétait pas trop. On le faisait jouer au footaball, on lui présentait de belles images de bébés joufflus de pays riches, on lui parlait loto, démocratie, et l'écologie pointait son nez de grenouille bancroche.
Les humains se reproduisaient comme des souris qui ont ELLES comme variable d'ajustement, la famine et la mort...
Mais les sapiens dansaient, dansaient...Sauf que les souris ne dansent pas et que sapiens allait bientôt arrêter son petit pas ridicule et joyeux de führer du néant.
Les temps de réponse de la Nature et ceux de la pseudo économie n'étaient pas les mêmes...A la milliseconde des temps nécessaires aux transactions financières répondait l'ère géologique. Mais ça allait désormais un peu plus vite. Beaucoup plus vite... Et pourquoi le Capital libéral aurait laissé une planète propre ? ;)) Tel Bellérophon, puni par les dieux, sapiens s'écroulerait.
Pendant ce temps le Vivant disparaissait...L'émotion, l'émotion pure de la force que la confiance en la vie procure, de la joie, celle d'Eros et de Dionysos, était perdue, au loin, même et surtout dans les yeux de ces deux là...






