Animal mon prochain

La boucherie transcendante, Capital et réification, les chemins du Réel. "Celui qui combat des monstres doit prendre garde de ne pas devenir monstre lui même. Et si tu regardes longtemps un abîme, l'abîme regarde aussi en toi" Nietzsche

25 juillet 2009

Diderot écrivant l'article "cochon" et élevage industriel 25_07_09

Extrait de l'encyclopédie tome 3 première édition

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Utilisation de spray cancérigène

..."Il faut donner aux cochons une petite litiere, & nettoyer soigneusement leurs étables. Ces animaux aiment les bois, les glands, la faine, la châtaigne, & les fruits sauvages qu’on y trouve en automne, les terres fangeuses, les vers, les racines dont elles sont remplies, &c.

On les fait paître depuis le mois de Mars jusqu’en Octobre, deux fois par jour ; le matin après la rosée jusqu’à dix heures ; le soir depuis deux heures jusqu’au soleil couchant ; en Octobre une fois, en hyver une fois, pourvû qu’il n’y ait ni neige, ni pluie, ni vent, &c.

Il ne faut pas laisser souffrir la soif aux cochons. On soue, c’est-à-dire on lâche la femelle au mâle,

en Février, Mars, & Avril ; on prend pour cela le tems de maniere que les petits n’ayent pas à souffrir les rigueurs de l’hyver.

On nourrit amplement la truie quand elle a cochonné ; on lui donne un mêlange de son, d’eau tiede, & d’herbes fraîches : on ne lui laissera que sept à huit petits ; on vendra les autres à trois semaines. On gardera les mâles de préférence aux femelles ; on ne laissera qu’une femelle sur quatre à cinq mâles : on sevrera ceux-ci à deux mois ; on les laissera aller aux champs trois semaines après qu’ils seront venus ; on les nourrira d’eau blanchie avec le son soir & matin, jusqu’à ce qu’ils ayent deux mois ; on les châtrera au printems ou en automne, à six ou â quatre mois.

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1. Truie
en stalle
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2. Truie battue
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Quand les cochons seront forts, & qu’on se proposera de les engraisser, on leur donnera de l’orge pendant cinq ou six semaines, avec de l’eau mêlée de son ; on les menera dans les forêts à la glandée, ou on leur donnera dans la maison le gland qu’on aura ramassé. Il faudra donc ramasser le gland dans la saison ; on le conservera en le faisant sécher au four. On joindra à cette nourriture les bûvées d’eau chaude, avec les navets, les carotes, les choux, & tous les rebuts des herbes potageres."...
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Denis DIDEROT

Porcelets torturés volontairement par les employés d'un élevage industriel

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