Animal mon prochain

La boucherie transcendante, Capital et réification, les chemins du Réel. "Celui qui combat des monstres doit prendre garde de ne pas devenir monstre lui même. Et si tu regardes longtemps un abîme, l'abîme regarde aussi en toi" Nietzsche

28 mars 2009

L'un est cool l'autre pas

chien_cool

Chien et chat cool au printemps

carla_bruni

Carla bruni : le stress, juste avant la pipe

Posté par dingos à 18:34 - Humour - Commentaires [20] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

27 mars 2009

Jean jacques MIGNOT : un geste noble qui crie 27_03_09

Puisqu'il l'a fait pour qu'on en parle...

Gloire à la SERS "qui ne savait pas" ;)...mais qui utilisait quand même...

STRASBOURG (Reuters)

- Un Strasbourgeois de 58 ans en conflit avec son bailleur, la Société d'aménagement et d'équipement de la Région de Strasbourg (Sers), s'est suicidé lundi dans les locaux de cette société, a-t-on appris de source judiciaire.

"Il s'est donné un coup de couteau dans le coeur", a indiqué le parquet de Strasbourg qui a ouvert une enquête pour recherche des causes de la mort.

Selon les Dernières nouvelles d'Alsace, qui révèlent l'information dans leur édition de jeudi, Jean-Jacques Mignot menait depuis des années une bataille juridique contre la Sers qui souhaitait l'expulser pour réaménager un îlot d'immeubles à Strasbourg.

Le quotidien précise qu'il avait gagné un procès en première instance mais appréhendait la procédure d'appel qui devait être jugée au mois d'avril.

Ce père de quatre enfants hébergeait "des personnes sans logis, des gens en attente d'insertion", selon un de ses amis, Denis Ledogar, aumônier des Hôpitaux universitaires de Strasbourg, aux côtés duquel il assistait les malades depuis huit ans.

La Sers aurait pris argument de ces hébergements pour appuyer sa demande d'expulsion.

"On ne savait pas qu'il le faisait gracieusement", a expliqué à Reuters le directeur de la société, Eric Fullenwarth.

Les sans-logis occupaient un rez-de-chaussée vide, sans électricité, qui ne faisait pas partie des 230 m2 loués par Jean-Jacques Mignot.

Plusieurs propositions de relogement auraient été faites en vain par la Sers à son locataire. "On ne comprend pas", affirme Eric Fullenwarth.

Posté par dingos à 06:29 - Le monde Vivant - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags :

26 mars 2009

La merde brune islamique 26_03_09

Une reprise d'un article de "Riposte laïque" : http://www.ripostelaique.com/

Ces gens me paraissent fréquentables, au premier abord.

Oui, j'ai vu "la journée de la jupe", et j'ai beaucoup aimé. Ou comment la violence inattendue fait exploser le carcan des non-dits...

L'islam, outre le fait qu'il est, comme toute les religions, une démarche de faibles, prêts à tout pour assouvir leurs bas instincts, s'auréole, dans l'islamisme, de ce parfum de merde brune qui a fait les délices des fascistes romains.

Comme il est simple d'écraser lorsque l'on dispose d'un si bel instrument d'oppression.

Numero 81

L’EDITO DE CYRANO

« La journée de la jupe » : LE film qui pulvérise l’islamiquement correct

lundi 23 mars 2009

Comme 2.245.000 d’entre vous, j’ai vu le film « La journée de la jupe » avec Isabelle Adjani vendredi soir sur Arte (1). J’ai compris alors les difficultés du réalisateur pour faire et diffuser ce film : boycott des producteurs, puis des chaînes de télévision, et enfin des salles de cinéma : il est tout simplement très politiquement incorrect ! Saluons donc Arte qui a eu le courage de briser le plafond de verre médiatique en programmant cette œuvre de Jean-Paul Lilienfeld, ce qui lui vaut un record historique d’audience. Et pour ceux qui n’ont pas pu voir le film, sachez qu’il est en ligne sur Internet jusqu’au 26 mars (2), et qu’il sortira dans les salles le 25 mars.

Je laisse aux cinéphiles le soin de décrire les qualité techniques du film. Pour ma part, j’ai apprécié le côté thriller où dès la première minute et jusqu’à la dernière, on est tenu en haleine par un scénario d’une rare densité, et par une approche à la fois humaine et technologique de cette situation de crise. Par exemple, la vulgarisation rassurante des méthodes du Raid vaut mieux qu’un documentaire spécialisé. Mais passons aux différents « messages » du film, qu’on n’avait jamais vus aussi explicites et réunis dans une même œuvre de fiction française jusqu’à présent.

« La journée de la jupe » dénonce tout ce que nous disons depuis bientôt deux ans sur Riposte Laïque. Tout y passe, en vrac et en boucle : les chiennes de garde qui démolissent la féminité au nom du féminisme, le pédagogisme décervelant à la Bégaudeau et à la Darcos, les insultes sexistes, une ministre de l’Education nationale peureuse et prête à sacrifier médiatiquement et physiquement la victime expiatoire, les filles obligées de s’habiller comme des sacs à patates, l’accusation d’« islamophobie », la peur d’émeutes urbaines, la victimisation des coupables et la culpabilisation des victimes, l’irrespect envers les adultes, l’antisémitisme islamique et le racisme anti-blancs, l’école républicaine transformée en garderie et en « fabrique de crétins », l’hyper-violence, l’arabisation et l’appauvrissement de la langue française, l’éclatement des familles, le racket, les mots faux-culs comme « quartier sensible » ou « contexte », les professeurs qui baissent le pavillon jusqu’à se faire complice des voyous ou à se servir du Coran en classe pour les apaiser, le multiculturalisme, l’échec de l’intégration (et ne parlons même plus d’assimilation), le communautarisme ethnique, le mépris des valeurs laïques, les viols collectifs, les superstitions religieuses, le machisme abruti, la manipulation de l’opinion publique, le proviseur qui ne pense qu’à étouffer les problèmes de son établissement et qui accuse la victime d’être à la fois « catho coincée » et trop laïque (ultra-laïciste, comme on dit chez Kintzler et Fourest), l’affinité entre les islamistes algériens et les « sauvageons » de nos banlieues, le commerçant chinois qui fuit la cité parce qu’il a été victime de multiples braquages, les menaces de représailles, l’influence affligeante des séries télé et des reality shows, etc.

Et surtout, le film ne fait aucune impasse sur la dénonciation de l’islamisation qui pourrit notre société et en particulier ces jeunes élèves issus de l’immigration et communautarisés. « La journée de la jupe » n’a pas eu besoin de s’abriter derrière des évangélistes ou une version bisounours de l’islam pour en dénoncer les effets désastreux, ainsi que sa responsabilité directe dans la haine des non-musulmans, dans une représentation préhistorique de la femme qui ne peut être qu’objet, soit pute, soit soumise, et dans les atteintes à la laïcité française et occidentale.

Nous savions déjà tout cela, et une majorité de nos concitoyens sans doute aussi. La preuve en est que les premières réactions d’internautes sont quasiment unanimes pour se réjouir de voir ainsi dénoncés les « clichés idéologiques », « l’hypocrisie de la hiérarchie dans l’Education nationale », le « politiquement correct », les « certitudes dogmatiques et corporatistes », la « niaiserie bien-pensante et satisfaite qu’est Entre les murs », les « valeurs peu à peu oubliées », la « dérive de notre société », etc. (3)

Oui, nous le savions, et vous aussi. Mais « La journée de la jupe » ne fait pas que conforter et encourager notre combat : sa diffusion à une heure de grande écoute constitue un tournant magistral : c’est l’ouverture d’une brèche importante dans la barrière médiatique et la propagande d’Etat, dont on percevait déjà les fissures.

C’est également la démonstration cinglante de l’impasse à laquelle nous conduisent nos gouvernants et leurs idiots utiles. Ce gouvernement ubuesque qui soi-disant prétend combattre les talibans en Afghanistan, et qui n’est pas capable de rétablir l’ordre républicain dans nos zones de non-droit. Ce gouvernement pusillanime dont la justice de la pensée condamne un article où Kad Merad dit qu’il apprécie « le cigare à l’apéro » (4) mais ferme les yeux sur les appels à la haine et à la violence distillés dans des mosquées ou dans des manifestations jihadistes. Ce gouvernement lâche qui n’a plus que le « ministère de la parole » pour rabâcher ses indignations à chaque fois qu’un élève ou un enseignant est sauvagement agressé, et qui invite ses policiers à ne plus poursuivre les délinquants (5). Ce gouvernement faible dont le chef nous avait dit que « la France n’est pas un pays où l’on porte la burka », et qui ne fait strictement rien contre les voiles intégraux et intégristes qui se multiplient. Ce gouvernement dogmatique et son opposition complice qui nous promettent d’imposer de force une « diversité » anti-républicaine et anti-démocratique aux Français sans exiger en retour le moindre devoir civique de la part des communautés immigrées. Ce gouvernement ruineux et ses élus de droite comme de gauche qui multiplient le financement illégal du culte musulman (22 millions pour une seule mosquée à Paris, qui dit mieux ?) alors que « les caisses sont vides » et qu’il n’a jamais démontré que l’islam apporterait le moindre bénéfice aux Français. Ce gouvernement menteur qui fait croire que la délinquance est en baisse alors que les faits divers du moindre journal local prouvent le contraire, et démontrent que la violence urbaine est de plus en plus barbare. Ce gouvernement affabulateur dont les « sociologues » et les ministres autoproclamés nient les « bandes ethniques » et prétendent qu’il n’y aurait que 222 « bandes » en France, alors qu’ils comptent par ailleurs un millier de zones de non-droit où désormais on tire à vue sur les forces de l’ordre (6).

« La journée de la jupe » illustre tout cela, et n’épargne pas non plus les idéologues de gauche qui ont détruit notre Education nationale de l’intérieur, avec leurs relais syndicaux et corporatistes. Mais permettez-moi de saluer l’efficacité de deux autres films, « Entre les murs » et « Welcome », dont la promotion médiatique fut évidemment bien plus massive que celle du film de Jean-Paul Lilienfeld : en effet, ces deux caricatures malsaines de promotion du catéchisme droitsdelhommiste ont eu exactement l’effet inverse de celui escompté. A force de traiter les Français de racistes et d’imbéciles, et de vanter au contraire ceux qui leur crachent dessus et qui les humilient, les arroseurs sont arrosés et se ridiculisent eux-mêmes.

Saluons enfin Isabelle Adjani, la « Sonia Bergerac » du film. Il faut du courage pour se prêter à un exercice qui peut lui valoir la réprobation de ses pairs médiatiques. Mais elle explique fort bien son engagement dans cette aventure dans une interview au Nouvel Obs (7). On y retrouvera toutes les dénonciations du film, par exemple sur le féminisme : « La modernité, c’est la jupe ou le pantalon ? Ce fut le pantalon, c’est devenu la jupe. On est loin des acquis féministes. On est dans la nécessité de revenir à une féminité vivable. Féminine égale pute, c’est quand même embêtant. C’était inimaginable avant le phénomène de l’intégrisme islamique. Il est étrange que le pantalon soit vécu comme un voile. » Ou encore sur la déculturation prônée par le chef de l’Etat qui préfère l’imam et le curé à l’instituteur et par son nouveau sous-vizir Yazid Sabeg qui veut réduire l’exigence de langue française et de culture générale dans les grandes écoles (8) : « Vos élèves dans le film restent sourds aux charmes de Molière. Que vous inspire la frigidité du président de la République pour « la Princesse de Clèves » ? Voyez mon accablement... Tant pis pour lui. Si Carla Bruni pouvait lui lire ce livre chaque soir au coin du feu sur un air de guitare... Personnellement, je ne sais pas comment j’aurais vécu ma vie amoureuse si je n’avais pas lu « la Princesse de Clèves ». »

« La journée de la jupe » est un film où Riposte Laïque reconnaît totalement tous ses combats, républicains, laïques et féministes. Nous nous réjouissons non seulement de voir brisée si magistralement l’omerta des médias et des politiciens, mais aussi – et peut-être plus – de constater que la cohérence de nos engagements rejoignent parfaitement – et souvent avec les mêmes mots – les réactions d’une très large majorité des Français qui ont vu le film. Bravo, bravissimo à Jean-Paul Lilienfeld et son équipe, à Isabelle Adjani, à Denis Podalydès incarnant avec brio un homme du Raid très humain, à tous les actrices et acteurs et à Arte !

Quelques extraits du film : la-journee-de-la-jupe-cote-profs_shortfilms

Et un peu de musique pour mettre du baume au coeur des enseignants !

http://www.dailymotion.com/video/x6914y_fatals-picards-securite-de-lemploi_music

(1) http://www.arte.tv/journeedelajupe

(2) Depuis, Arte a déprogrammé les rediffusions, ne souhaitant pas faire de concurrence aux salles de cinéma.

(3) par exemple Cinema/Adjani-dans-La-Journee-de-la-jupe- !/(gid)/200602/(comment)/all

ou http://television.telerama.fr/tele/emission.php ?onglet=avis&id=12275559

(4) http://www.lepost.fr/article/2009/01/02/1372183_kad-merad-condamne-par-la-justice-pour-son-vice.html

(5) http://www.youtube.com/watch ?v=NcPRmEvxWoA

(6) http://www.lefigaro.fr/lefigaromagazine/2009/03/21/01006-20090321ARTFIG00145—bandes-de-non-droit-.php

(7) http://artsetspectacles.nouvelobs.com/p2315/a397177.html

(8) yazid-sabeg-mesurer-l-ampleur-des-discriminations-et-des-politiques-publiques_1164459_3224.html

Posté par dingos à 18:22 - Politique - Commentaires [11] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

24 mars 2009

Réponse à Mimi 2 : reprise 24_03_09

Reprise d'une réponse concernant les zoos, chez Hervé, "Ca branle dans le manche" du 23_03_09, qui peut appeler développement éventuel.

"Celà-dit, je me demande au nom de quoi, les humains décident de parquer des animaux de différents continents, même si certains parcs sont mieux étudiés que d'autres.
Que l'on puisse ressentir une certaine joie à les observer, je le conçois tout à fait, mais est-ce bien réciproque?" Mimi 2

J'y suis allé peut être un peu fort avec les zoos ou parcs animaliers ; je vois que la sémantique compte pour vous. Moi je ne sais pas faire la différence.

Je tiens à te rassurer Mimi 2, je n'ai aucun plaisir particulier à voir un animal, en tant que tel. Aucun. J'aime leur compagnie mais voir pour voir, non. Je parlais de voir un animal heureux. Quand il a les pattes en l'air et le ventre au soleil, qu'il a gardé une capacité à jouer, et à communiquer, à faire des farces, là, oui, je suis heureux de le voir.

Le "au nom de quoi" et le pourquoi des zoos, je m'en tape un peu d'ailleurs, je ne suis pas écologiste de prime abord. Je suis anti spéciste.

Et ce qui m'intéresse c'est l'être et non pas l'espèce.

Le zoo a l'avantage de réserver un havre de paix. Elle est très belle la liberté de sapiens, mais elle est spécifique. La liberté de crever de faim et de souffrir elle existe, elle, d'une manière générique.
Cf la situation des éléphants d'asie. Et tu crois que c'est marrant pour un ongulé de mourir de faim parce que ses chicots ne sont plus en état ?

L'extérieur et la liberté n'étaient pas brillantes avant sapiens. L'inquiétude y règnait déjà en maître. Maintenant l'enfer est organisé.

En hiver on meurt de faim. 80% des mésanges meurent en hiver.

Et c'est quoi l'espérance de vie d'une souris ?

Par ailleurs le vivant n'a aucun souci de préserver de la douleur dans l'agonie. Ce n'est pas "utile" au vivant, et donc pas transmissible.

La liberté, celle de sapiens, elle se construit souvent dans les pays riches autour d'une solidarité sociale, d'une gestion des ressources, de sécurité sociale et de congés payés.

Telle n'est pas vraiment la caractéristique de la liberté animale. Une carrie et c'est l'enfer, une patte cassée et c'est foutu. C'est foutu, mais en plus c'est souvent long et hallucinant de douleur de mourir.

Alors un animal protégé, car nombre de zoos des pays riches sont devenus cela, des zones de droit, c'est du bon.

Souvent dans certains endroits, et je redonne ces deux là, "parc de la haute touche" et "vallée des singes" en particulier, je n'avais plus envie de sortir car, quitte à choisir, j'aurais été mieux chez eux, avec eux.

Les zoos, parcs, européens ont bien évolués. Ils sont généralement bien gérés. L'animal n'est plus là comme une curiosité, son ego est pris en compte.

Un caprice de l'histoire, sans doute...La fonction des zoos n'est plus la même aujourd'hui.

Ce n'est pas à négliger.

Posté par dingos à 11:58 - Zoos - Commentaires [18] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,

22 mars 2009

Hugo, le prince des nuées

Oiseau_de_paradis

Liberté

De quel droit mettez-vous des oiseaux dans des cages ?
De quel droit ôtez-vous ces chanteurs aux bocages,
Aux sources, à l'aurore, à la nuée, aux vents ?
De quel droit volez-vous la vie à ces vivants ?


Homme, crois-tu que Dieu, ce père, fasse naître
L'aile pour l'accrocher au clou de ta fenêtre ?
Ne peux-tu vivre heureux et content sans cela ?
Qu'est-ce qu'ils ont donc fait tous ces innocents-là
Pour être au bagne avec leur nid et leur femelle ?
Qui sait comment leur sort à notre sort se mêle ?
Qui sait si le verdier qu'on dérobe aux rameaux,
Qui sait si le malheur qu'on fait aux animaux
Et si la servitude inutile des bêtes
Ne se résolvent pas en Nérons sur nos têtes ?
Qui sait si le carcan ne sort pas des licous ?
Oh ! de nos actions qui sait les contre-coups,
Et quels noirs croisements ont au fond du mystère
Tant de choses qu'on fait en riant sur la terre ?
Quand vous cadenassez sous un réseau de fer
Tous ces buveurs d'azur faits pour s'enivrer d'air,
Tous ces nageurs charmants de la lumière bleue,
Chardonneret, pinson, moineau franc, hochequeue,
Croyez-vous que le bec sanglant des passereaux
Ne touche pas à l'homme en heurtant ces barreaux ?
Prenez garde à la sombre équité. Prenez garde !
Partout où pleure et crie un captif, Dieu regarde.


Ne comprenez-vous pas que vous êtes méchants ?
À tous ces enfermés donnez la clef des champs !
Aux champs les rossignols, aux champs les hirondelles ;
Les âmes expieront tout ce qu'on fait aux ailes.
La balance invisible a deux plateaux obscurs.
Prenez garde aux cachots dont vous ornez vos murs !
Du treillage aux fils d'or naissent les noires grilles ;
La volière sinistre est mère des bastilles.
Respect aux doux passants des airs, des prés, des eaux
Toute la liberté qu'on prend à des oiseaux
Le destin juste et dur la reprend à des hommes.
Nous avons des tyrans parce que nous en sommes.
Tu veux être libre, homme ? et de quel droit, ayant
Chez toi le détenu, ce témoin effrayant ?


Ce qu'on croit sans défense est défendu par l'ombre.
Toute l'immensité sur ce pauvre oiseau sombre
Se penche, et te dévoue à l'expiation.
Je t'admire, oppresseur, criant : oppression !
Le sort te tient pendant que ta démence brave
Ce forçat qui sur toi jette une ombre d'esclave
Et la cage qui pend au seuil de ta maison
Vit, chante, et fait sortir de terre la prison.

Hugo : extrait de la légende des siècles

Posté par dingos à 18:02 - Poésie - Commentaires [13] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
« Accueil  1