06 juin 2008
Un frémissement d'ailes...
Il me revient en mémoire gentle(wo)men, que Phil me trouvait pessimiste. La prise de conscience par sapiens des problèmes environnementaux s'accélérait, DONC la solution existait et allait tout naturellement être mise en œuvre (cf. FAO Rome…)
Je crois d'ailleurs qu'être optimiste ou pessimiste en la matière est hors de propos. Qu'a-t-on à s'impliquer affectivement dans l'analyse d'un problème ? Envisager l'une ou l'autre option de l'alternative est simplement naturel.
Je ne veux pas vouloir me faire paraître, non plus, plus raisonnable que je ne suis.
Ici, il s’agit pour moi de chercher et de trouver une attitude propre qui me soit par la suite la plus vivable possible.
Comment imaginer pouvoir avoir une influence appréciable, même à un très faible niveau, sur le cours des choses. Je ne peux pas reprocher à Phil ce que je m’autoriserais.
L’Etre est univoque, il n’a pas d’intérêt, pas de fondements, il ne repose sur aucune éthique.
Appelons donc l’Etre la Nature, puisque Deleuze était fortement attaché à Spinoza. Ca me parle çà. Il n’ y a pas de sens au sens. Toute autre hypothèse révèlerait simplement notre propre fragilité. Mais je ne pense pas que lorsque l’on a invoqué l’univocité de l’Etre tout soit dit. J’ai la suite à lire ;)
Yann si tu as l’occasion de t’exprimer la dessus je t’en serais bien reconnaissant. Tu pourrais me dire que je suis un peu paresseux ;)
Je pense que sapiens va aller au fond de sa nature. Il me semble d’ailleurs qu’il la partage avec toutes les autres espèces.
Les ontomorphismes sont différents…Mais fondés sur le même moteur essentiel, actualisant seulement une simple synthèse divergente.
Sapiens à la possibilité d’actualiser la bêtise suicidaire du mouvement créateur, basé sur l’égocentrisme et la souffrance.
Il va le faire ; et par ce faire exploser son espèce… point.
Je pense qu’il n’aura droit qu’à une simple réfaction d’espèce. Allez 80 %, aujourd’hui on solde ;)
La suite sera sans doute plus belle, d’une autre essence…et toutes espèces présentes.
L’histoire, la fabuleuse histoire, la féerie étonnante et inquiétante du Vivant, aura alors peut être une chance d'être célébrée…
04 juin 2008
La demande des agrocarburants
L’éthanol, ou alcool du vin, est de plus en plus utilisé comme substitut d’essence. Pour l’énergie comme pour la boisson, on le produit par fermentation de n’importe quelle matière sucrée. Sa production s’est très fortement développé ces dernières années, utilisant principalement le maïs comme matière première. Près de 190 millions de barils d’éthanol seront produits cette année aux USA, ce qui vient remplacer quelque chose comme 2% de leur consommation de pétrole (le pouvoir calorifique d’un litre d’éthanol est inférieur à celui d’un litre de pétrole). Comme le bilan énergétique et écologique de l’éthanol est assez contesté (beaucoup d’énergie est consommée pour le produire), la contribution réelle de ce biocarburant à l’autonomie énergétique du pays et à la lutte contre l’effet de serre est plus que contestable, et quelques mesures simples d’économie de pétrole auraient sans doute un impact supérieur.
Mais, ce qui nous intéresse, c’est que ces usines d’éthanol consomment une quantité immense de céréales : en 2007, 25% de la production de maïs des Etats-Unis ont été absorbés par cette industrie, la part sera encore supérieure cette année. Cela a donc réduit les exportations de céréales américaines, contribuant à mettre le marché mondial en situation de manque.
Un rapporteur de l’ONU faisait remarquer que pour produire 50 litres de bioéthanol (un plein, équivalent énergétiquement à 30 litres d’essence), il faut plus de 300 kg de maïs, équivalent de ce qu’il faut pour nourrir un enfant pendant un an !
Si la crise alimentaire va probablement faire stopper les subventions à l’industrie de l’éthanol et donc la construction de nouvelles usines, il n’y a aucune raison de supposer que les usines existantes vont fermer vu qu’elles sont très rentables, le prix du carburant ayant encore plus augmenté que celui de la matière première. Au mieux, certaines changeront de matière première .
Au brésil, la production d’éthanol à partir de canne à sucre est bien meilleure en termes de rendements et d’écobilan, ce qui n’empêche qu’elle utilise des surfaces agricoles importantes au détriment d’autres culture. Très rentable du fait des cours des carburants, les cultures à but énergétique vont probablement continuer à se répandre dans les années qui viennent.
Ainsi le Ghana et la Suède viennent de signer un contrat selon lequel 30 000 hectares au Ghana seront cultivés en canne à sucre pour fournir de l’éthanol aux automobilistes suédois, et ce alors que le Ghana fait parti des pays les plus touchés par la crise alimentaire.
02 juin 2008
Alerte à Babylone, le film de Jean Druon
Alerte à Babylone, le film de Jean Druon
Vidéo envoyée par tinou1225
Vidéo extraite du film " Alerte à Babylone " de Jean Druon au éditions Voir et Agir.
Déjà diffusé ici il y a quelques mois, mais ça ne fait pas de mal de le réentendre
Revenus agricoles 2007 EU27
Un rapport de trois pages mettant en évidence la progression très nette des revenus agricoles dans l'EU 27 par pays.
Stagnation des revenus de l'élevage.
01 juin 2008
Pêche données 2006
Politique communautaire de la pêche (PCP). Rapport EU25 2006
http://ec.europa.eu/fisheries/publications/facts/pcp06_fr.pdf
Un rapport chiffré très clair sur les données de la pêche, principalement en EU25.
La balance du secteur est déficitaire (En valeur chiffres 2003 : relatif : export 62, import 38 ; absolu, solde négatif 400 M€ )
Il est de taille très modeste (18 000 personnes en france, pêche et activités dérivées, 229 000 EU25, chiffres 2004) Des aides publiques structurelles en france d'environ 1000 € par an et par personne du secteur.
A noter l'incroyable positionnement de la chine (2003) tant en terme de captures que d'aquaculture : 40 % de la production mondiale.
Premier poisson pêché en france (et de loin) : le thon albacore...
Politique de Bruxelles : les flottes européennes doivent fortement diminuer pour préserver les ressources halieutiques (prime à la casse, pas de nouvelles capacités).





