Animal mon prochain

La boucherie transcendante, Capital et réification, les chemins du Réel.

01 mai 2008

Thierry Klein en lien copain

Au congo, l'ONU respecte son mandat et un commandant de patrouille sauve l'honneur de notre espèce

Au Congo, une patrouille de l'ONU est tombée sur des braconniers qui, après avoir massacré les mères, emmenait les bébés gorilles au marché pour qu'ils soient mangés...

L'ONU, paraît-il, n'a pas mandat pour intervenir. Mais les bébés étaient dans un état suffisamment lamentable (battus, mutilés, apeurés) pour que le commandant de la patrouille décide de les confisquer et les remette à WildLife Direct: une association dont je vous ai déjà parlé et qui effectue un énorme travail.


De temps en temps, certains justes "sortent de leur mandat" et sauvent ainsi l'honneur de toute l'espèce humaine.

Je vous renvoie, une fois de plus, à ces quelques lignes de Romain Gary.



"Ceux qui s'efforcent de changer nos moeurs, peinant pour sauver cette planète et ses habitants humains ou animaux, placent souvent leur espoir d'actions constructives dans notre intérêt propre et notre capacité d'écouter la voix de la raison. Leur raisonnement est juste; quoi que l'homme fasse contre la nature et ses chances de survie, c'est contre lui qu'il le fait. Néammoins, plaider la cause de la préservation au nom de l'homme seulement me paraît être une approche un peu attristante; à mon sens, les défenseurs de l'environnement surestiment la capacité de l'espèce humaine à se conduire rationnellement. Je vois davantage d'espoir pour les espèces menacées - et en vérité pour nous-mêmes - dans les relations irrationnelles entre un homme et son chien, une vieille dame dame et son chat, un enfant et son serpent ou son canari. Après tout, la nature n'est pas quelque chose que l'on peut dissocier des émotions.On ne sauvera pas les grands chats d'Afrique, les serpents géants, le grand panda ou le kangourou en admettant rationnellement que deux et deux font quatre." ...

"Dans les Andes boliviennes, j'ai vu un paysan famélique partager avec son chien quelques vivres que je lui avais données, puis hisser le grand animal squelettique sur son dos pour grimper sur la montagne. Il n'y avait là aucun rationalisme : juste ce que l'on connaît sous le nom d'"humain". Voir dans les animaux plus que de la viande et de la peau est un acquis culturel, tout comme la beauté, et un tel concept est indissociable des sentiments. Trop longtemps, on les a dénigrés pour n'y voir que du sentimentalisme tout en exaltant le matérialisme au point que le monde a vu holocauste sur holocauste. Essayons les sentiments et les émotions, pour changer." ...

http://www.wouarf.com/blogtk/index.php

Posté par dingos à 15:34 - Le monde Vivant - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Pour vous

muguet

Un brin de bonheur...

Posté par avanture à 11:12 - Poésie - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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