Animal mon prochain

La boucherie transcendante, Capital et réification, les chemins du Réel. "Celui qui combat des monstres doit prendre garde de ne pas devenir monstre lui même. Et si tu regardes longtemps un abîme, l'abîme regarde aussi en toi" Nietzsche

20 novembre 2009

By, by sapiens 20/11/09

L'argent des entreprises pétrolières et charbonnières coulent à flot aux USA pour contrer les orientations d'Obama dans le cadre de la législation énergie/climat.

Pour ceux qui douteraient encore qu'il y a des entreprises multinationales responsables, oeuvrant toutes dans l'intérêt de l'humanité, et que Sapiens ne va pas obligatoirement dans le mur avec de tels pilotes.

Mais en doutais-tu vraiment ? ;)

Il n'y a pas de bien ni de mal absolu. Nous voyons simplement là, à l'oeuvre, une logique systémique, conséquence simple de l'idéologie (transcendante !;) du capitalisme libéral.

By by Sapiens...;)

Remarque on t'aimait pas bien...Tu sais...

Source : veille technologique internationale Bulletins MAE

En examinant les montants versés par les divers lobbyistes aux Etats-Unis, on court le risque d'alimenter certains clichés concernant l'omniprésence de l'argent dans la vie publique américaine. Or, il convient de rappeler que le lobbying est ici une pratique acceptée, dotée d'un système de transparence qui oblige les lobbyistes à se déclarer auprès du Congrès. Les firmes de lobbying figurent sur une liste publique, accessible par tout un chacun. Le Président Obama a par ailleurs, dès sa première semaine en fonction, renforcé les garde-fous avec un décret présidentiel limitant l'embauche dans la branche exécutive de salariés issus de secteurs d'activités qu'ils pourraient être amenés à réglementer.

On ne peut cependant s'empêcher d'être impressionné par les niveaux qu'atteignent les efforts des lobbyistes sur les deux grands dossiers du moment : la réforme du système de santé et la mise en oeuvre d'une législation énergie/climat. Sur ce deuxième sujet, une étude publiée cette semaine par l'Internal Revenue Service (IRS - fisc américain) s'avère fort instructive.

L'IRS déballe tout

D'après l'IRS, l'American Petroleum Institute (API), consortium des principales entreprises pétrolières, a dépensé à lui seul $75,2 millions et l'American Coalition for Clean Coal Electricity (ACCCE), consortium du secteur charbonnier, a déboursé $40 millions en publicités et en démarches de communication, que ce soit auprès du grand public ou auprès d'autorités d'états fédérés ou fédéral. Contrairement à la déclaration obligatoire au Congrès, la publication de l'IRS permet de mesurer non seulement les contributions au lobbying direct, mais l'ensemble des dépenses de relations publiques, publicité comprise.

L'IRS révèle que les montants engagés par les entreprises du secteur pétrolier et charbonnier se montaient déjà à $115 millions en publicité en 2008, un niveau inégalé par le passé. Elle révèle également l'ampleur des campagnes de relations publiques qui ne s'adressent pas uniquement au sénateurs et députés. Les $75 millions déclarés par IRS sont environ 15 fois plus élevés que ce qu'API avait déclaré auprès du Congrès pour le lobbying au niveau fédéral. Quant à l'ACCC, c'est un facteur 4 entre ce qu'elle a dépensé en lobbying proprement dit et ce qu'elle a déclaré au fisc comme dépenses de communications et de relations publiques. La guerre de communication sévit donc aussi sur les ondes (télévision et radio) et dans les contacts de terrain, pas seulement sous les voûtes du Capitole.

Et la tendance est à l'augmentation vertigineuse, à la faveur des débats qui entourent la législation énergie et climat, actuellement en débat au Sénat. L'ancien Sénateur Tim Wirth, président de l'ONG UN Foundation affirmait mardi à l'école de relation internationale de Johns Hopkins University qu'au troisième trimestre 2009, le montant total des sommes dépensées en vue de contrer les projets de loi en discussion au Sénat atteindraient $300 millions! L'enjeu est manifestement de taille. L'industrie électrique, dont certaines utilities (opérateurs) détiennent un portefeuille constitué principalement de centrales au charbon, se sent menacé à l'approche d'un éventuel prix du carbone. Les acteurs concernés ont donc redoublé d'efforts dans leur campagne pour le "clean coal".

Pot de terre contre pot de fer?

Tout ces montants peuvent légitimement faire pâlir d'envie les confrères énergéticiens de l'éolien et du solaire. En effet, l'American Wind Energy Association (AWEA) a déclaré avoir dépensé seulement $1.7 millions en lobbying auprès du Congrès et encore près de $1 million à d'autres firmes de lobbying, soit un total de $2.7 millions. Et quoique faible en comparaison de ce que les promoteurs des énergies fossiles ont su mettre sur la table, le montant dépensé par le consortium éolien reste encore très élevé par rapport à ses confrères du solaire. Le Solar Energy Industries Association (SEIA) a du se contenter de verser $282.561 a une entreprises de relations publiques, d'après les documents d'IRS.

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10 novembre 2009

Chasse, prédation et régulation des espèces_1 10_11_09

L'action de  chasse est souvent présentée comme dangereuse pour l'homme et celle ci est attaquée par ce biais. Présenté ainsi, sans plus de précisions, l'argument flirte malheureusement avec la démagogie. Les tués par accident de chasse représentent  1% des victimes de la route. Parmi ceux ci, moins de 1 sur 10 sont extérieurs à l'action de chasse.

Précisément, en moyenne annuelle sur 10 ans, 35 tués par an dont 4 extérieurs (données ONCFS).

Ces chiffres sont nettement insuffisants pour permettre une argumentation anti chasse valable et celle-ci serait alors de plus  intellectuellement critiquable, car basée sur une manipulation émotionnelle détestable.

Alors je vais te présenter les choses bien autrement...

Pour commencer, l'aspect régulation...Sans chasse humaine pas de régulation. Ah...?

1. Comment se régulent les espèces non chassées ? Tiens, au hasard,  les corbeaux...

2. Pourquoi la chasse humaine supprime t-elle les prédateurs naturels ? Tiens, au hasard, le renard...

3. Comment s'effectuait donc cette régulation, avant la révolution française, lorsque la chasse n'était pas ouverte à tous ?

4. Pourquoi réguler jusqu'à l'extinction les populations d'éléphants d'afrique, de rhinocéros, ou d'ours de roumanie  ?

J'arrête la liste pour aujourd'hui, nous continuerons, bien évidemment le sujet.

Tu vas voir que la nature et les espèces s'auto régulent. La densité croissante d'une population sans prédateur, le cas le plus extrême, au delà de l'accès alors insuffisant à la nourriture et l'affaiblissement consécutif de ses membres, génère par des contacts rendus plus fréquents de la communauté, des épidémies virales.

A bientôt...;)

La prédation, surtout lorsqu’elle implique coopération, présente à l’observateur des phénomènes extrêmement compliqués et variés, certains mettant en cause les niveaux les plus élevés du psychisme. Dans certains cas, les techniques paraissent optimisées comme le veulent les sociobiologistes. Dans beaucoup d’autres, nos connaissances sont encore trop rudimentaires pour que l’on puisse en décider.

Schémas de Prédation

La variation des populations

Population animale contrôlée par des prédateurs

schema_1_pr_dation

Au printemps (P) et en été (E), l'effectif croît avec la reproduction pour décroître en automne (A) et en hiver (H) par mortalité hivernale. l'effectif varie ainsi autour d'une moyenne (MA). Lors des printemps pluvieux et froids, la reproduction est faible (1). Les hivers longs et humides apportent une mortalité plus forte par petites épidémies (2). Les "bonnes années", un printemps précoce et sec augmente le succès de la reproduction en limitant la mortalité juvénile (3) de sorte qu'avec un hiver doux, l'effectif peut augmenter de façon notable. L'ensemble des prédateurs et des charognards, limitant les épidémies, la moyenne annuelle est très peu oscillante.

Population animale sans prédateur

schema_2_pr_dation

 

Sans prédateurs, les populations augmentent pour atteindre le seuil pré-épidémique (SAE). Au début apparaissent généralement des maladies bénignes (1) comme les parasitoses, puis interviennent les maladies très contagieuses à virus. Les populations décroissent brutalement (2) de façon drastique pour atteindre le seuil post-épidémique (SPE) car une maladie laisse presque toujours des survivants qui ensuite regagnent peu à peu les effectifs (3).

La dispersion des proies

Population animale sans prédateur

schema_3_pr_dation

A : zone de gagnage (culture, taillis bas, pâturage, etc.)

B : Forêt

C : Parties de la forêt qui offrent des abris

P : Présence de prédateurs

Population animale contrôlée par des prédateurs

shema_4_pr_dation

Le prédateur agit sur la dispersion de ses proies. Ici, les chevreuils (par exemple) vont aux meilleurs lieux de gagnage, très groupés et commettent certains dégâts parce que trop localisés.  Ici en revanche, la même quantité de chevreuils est obligée de traverser de parcourir de plus grandes distances pour aller à un gagnage plus dispersé. Il y a dons moins de dégâts et une régénération de la flore plus rapide.

Source :

http://ecologie.nature.free.fr/pages/dossiers/dossier_predation.htm

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15 octobre 2009

Bonobos

Je suis parfois surpris que certains ne connaissent pas (mieux) nos cousins bonobos. Ils sont fascinants pourtant.

Alors vite une page de WIKIPEDIA avant que l'espèce ne disparaisse à jamais...

A noter que la présence du bouc émissaire se remarque plutôt pour des groupes en captivité. N'oubliez pas que les femelles ont toujours un rôle important dans la prise en charge sociale des boucs emissaires. Elles peuvent souvent atténuer leurs souffrances par des gestes rassurants et doux.

 Bonobo (Pan paniscus)

Bonobo

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Bonobo (homonymie).

Le Bonobo (Pan paniscus), mot découlant de la déformation du nom de la ville de Bolobo (République démocratique du Congo), est une espèce de Paninés (genre Pan), membres de la famille des Hominidés et de l'ordre des primates. On l'appelle aussi chimpanzé nain. Il se distingue notamment du chimpanzé commun par une face foncée plutôt que claire.

Les méthodes phylogénétiques ont permis d'établir que le bonobo et le chimpanzé commun sont, tout autant l'un que l'autre, les primates les plus proches de l'homme, nos génotypes étant semblables à près de 99 %[1]. Les ancêtres de l'homme et des chimpanzés auraient divergé il y a environ 6 millions d'années, le bonobo et le chimpanzé commun il y a environ 2 millions d'années[2]. L'homme est également plus proche des deux espèces de chimpanzé que ne l'est tout autre primate, comme le gorille dont la divergence remonte à environ 8 millions d'années. Notamment à cause de cette ressemblance extrême, certains auteurs, minoritaires, proposent même de classer chimpanzés et bonobos dans le genre Homo (cf. Wildman et al., 2003), qu'ils appellent ainsi respectivement Homo troglodytes et Homo paniscus.

Sommaire

[masquer]

Habitat [modifier]

Les bonobos vivent en groupes qui peuvent compter jusqu'à une centaine d'individus dans les forêts tropicales de la République démocratique du Congo entre le fleuve Congo et la rivière Kasaï.

Régime alimentaire [modifier]

Essentiellement végétarien, il se nourrit de fruits mûrs, de plantes et, plus rarement, d'insectes.

Organisation sociale [modifier]

Ses caractéristiques physiques le rapprochent plus de l'être humain que le chimpanzé commun, et le comportement social des bonobos est également moins agressif que chez les chimpanzés.

Chez les bonobos, les relations sexuelles, feintes ou réelles, sont plus souvent utilisées comme mode de résolution des conflits, à côté des mécanismes de domination. Les études suggèrent que les 3/4 des rapports sexuels entre bonobos n'ont pas des fins reproductives, mais sociales, et que presque tous les bonobos sont bisexuels. Des scientifiques ont appelé cette méthode d'accouplement le "sexe convivial" [3].

Par exemple, il est courant qu'un membre du groupe pratique des actes sexuels dans le but de plaire à un autre membre ou pour réduire les tensions sociales (par exemple, un individu subordonné peut utiliser des actes sexuels pour calmer un autre individu plus fort ou plus agressif). Mais si la fréquence des rapports est exceptionnelle dans le règne animal, et supérieure à celle de tous les primates, les accouplements sont rapides et furtifs, sans aucun geste préparatoire, et ne durent en moyenne qu'une quinzaine de secondes. Leur seul tabou sexuel serait l'inceste, bien que les relations sexuelles incluent également les juvéniles.[réf. nécessaire]

À côté des pratiques sexuelles variées dont la sexualité orale, le baiser avec la langue et les rapports homosexuels (le primatologue Frans de Waal préfère d'ailleurs parler de "pansexualité", et non pas d'homosexualité, pour insister sur le fait que la sexualité du bonobo est totalement ouverte à toutes les relations, et n'est pas orientée vers un seul sexe, un seul genre), le bonobo serait l'un des seuls, à pratiquer, comme l'homme, le coït ventro-ventral (face à face). La femelle met un petit au monde environ tous les cinq ans, comme chez les chimpanzés.

Par ailleurs, l'organisation sociale des bonobos en captivité présente une autre particularité. La paix du groupe est également maintenue par l'existence d'un bouc émissaire (ou pharmakos) [citation nécessaire]. Lorsqu'un groupe de chercheurs [citation nécessaire] a retiré un bonobo blessé et frappé par les autres membres du groupe, une accentuation de la violence et une baisse de la sexualité ont pu être remarquées. A contrario, lorsque ce dernier fut ré-intégré au groupe, la paix du groupe fut ré-instaurée.

Takayoshi Kano, de l'Institut de primatologie de Kyoto, a commencé, en 1973, à étudier les bonobos dans leur milieu. Dans son livre, The Last Ape (Le Dernier Grand Singe), il oppose sans cesse le chimpanzé brutal et jaloux au bonobo pacifique et libertin. Selon lui, la société humaine serait née d'une liberté sexuelle comparable, et non de l'agression, comme le soutient Konrad Lorenz. De même, de Waal parle d'une espèce qui « fait l'amour, pas la guerre » [3].

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11 octobre 2009

Danse au bord de l'abîme 5 10_10_09

"Le syndrome du Titanic" parle d'une humanité qui, comme les passagers du paquebot en 1912, continue à danser sur le pont alors que la fin approche. Il part aussi du constat que ce sont toujours les plus démunis, les passagers des ponts inférieurs du transatlantique, qui paient le plus lourd tribut.

Pendant 93 minutes, la voix de l'animateur de télévision martèle donc son nouveau slogan "protéger et partager": préserver des ressources naturelles qui ne sont pas infinies et aider le Sud, à qui "on a imposé nos rêves" de consommation.

"Ce sera la solidarité ou le chaos", prévient Nicolas Hulot.

Bon...

Je n'ai pas vu le film mais j'aimerais bien avoir ton opinion sur Nicolas Hulot ou son film ou son livre de 2004 (que je n'ai pas lu non plus).

Racketeur lobbyiste devenu écolo épicurien...?

Bon.

Si on va me chercher mon papa Epicure, ça me fait tendre l'oreille ;)

C'est la conclusion que je trouve extraordinaire : il est toujours temps ! Il n'y a plus beaucoup de temps, nous perdons la main, mais il est encore temps...

Pourquoi veux-tu qu'il reste du temps...? Depuis le temps qu'on te le dis, tu ne crois pas qu'on se fout de ta gueule maintenant. Parce que si on te disait qu'en vérité il est trop tard, tu ne serais peut être pas très content !

Bien sûr mon Titou qu'il est trop tard...

T'en fais pas, c'est pas la fin du monde non plus...C'est juste passer à la caisse...Le cimetière ? Derrière les thuyas, au fond à droite.

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09 octobre 2009

Charal, le sang qui coule, juste là, devant toi...08_10_09

Charal : Après la violence sur les animaux, la violence sur la liberté d’information !

News du 05/09/2009

Les avocats de Charal, manifestement indisposés par les images tournées dans ses abattoirs par l'association L214, ont demandé leur "retrait d'Internet". Après avoir réussi à les faire retirer de nombreux sites (NouvelObs.com, Daily Motion...), ils ont même obligé L214 à retirer la vidéo de son propre site1 ! Qu'on soit partisan des droits des animaux ou pas, on ne peut qu'être scandalisé par ces méthodes dignes de l'ère soviétique ! Quelle sera la suite, le goulag ?


  • 1 Alerte 05/09/2009 :
    Charal a fait pression auprès notre hébergeur (Gandi) via la loi LCEN (Loi pour la confiance dans l'économie numérique). Soit nous retirions nos informations et images dévoilant les pratiques d'abattage des bovins dans l'abattoir Charal de Metz, soit Gandi nous coupait l'intégralité du site pour se protéger lui-même de Charal.
    Nous avons donc été contraints de retirer les pages et vidéos concernant notre enquête chez Charal. A l'heure qu'il est, vous pouvez toujours visionner notre enquête vidéo sur Youtube, vous y verrez ce que Charal veut cacher.
    Voir l'enquête de L214 sur l'abattoir Charal de Metz - version longue (8'18)
    Voir l'enquête de L214 sur l'abattoir Charal de Metz - version courte (3'45)
    Voir le reportage France 3 - JT 12/13 du 2/9/09 (3'45)
    Bien évidemment, nous n'allons pas en rester là. N'hésitez pas à vous inscrire à notre lettre d'information pour être tenu au courant des suites de cette affaire.
    05/09/2009 - 0h48
    Texte extrait de www.l214.com

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28 septembre 2009

Danse au bord de l'abîme 4 28_09_09

 

Bon…

 

5  Milliards de morts d’ici 2050 pour réaliser la nécessaire réfaction d’espèce…

 

Tu vas me dire : et alors ? Faut ce qu’il faut et fauche qui peut, comme dirait Thanatos. Et là je t’approuve…On ne va pas pleurer sur sapiens qui tue 50 milliards d’animaux de rente annuellement.

 

Mais regardons néanmoins à partir de Darwin. Parce que tous les sapiens ne l’ont pas forcément bien compris, le cher homme.

Il y en a même qui croient encore que « la fonction crée l’organe ».

 

Bin non.

 

Et çà on en est sûr. La Nature joue aux dés : c’est la variabilité génétique au sein de l’espèce. Des traits différents, des phénotypes différents dit-on, à chaque génération, pour chaque espèce.

 

Ainsi tu as, par exemple, des mouches qui clignent des yeux en pétant, d’autres non. Une expérience réalisée sur des drosophiles, plusieurs années durant, a permis de vérifier le caractère aléatoire des variations génétiques et surtout le caractère opportuniste des sous populations dominantes.

 

On a fait varier le milieu ambiant des drosophiles à plusieurs reprises, et ce d’une manière conséquente : milieu très sec, température élevée ou basse, milieu riche ou pauvre en nourriture…etc. Ce sont des exemples…Au bout de quelques générations, pour chaque milieu, une sous population dominait. Différente de la précédente. Au bout de quelques années on est revenu aux conditions ambiantes initiales. De nouveau, comme au début de l’expérience, une sous population dominait, la plus adaptée. Mais c’est là l’intérêt de l’expérience, cette nouvelle sous population n’avait que peu à voir avec celle qui dominait au départ.

La Nature n’a pas de mémoire, ce n’est pas le milieu qui pré détermine les fonctionnalités, les organes : elle joue aux dés. Elle  produit des solutions particulières, que l’on pourrait dire locales en fonction du temps. Ces solutions sont, à un instant donné, plus ou moins bonnes, mais jamais optimales puisque potentiellement elles sont multiples.

 

Alors évidemment il n’y a pas de sommet de la création et sapiens a donc là, bien enfoncé, mon doigt dans l’cul.

 

Mais ce qui est très con c’est que les équilibres actuels, hors sapiens, sont le fruit de patientes et DOULOUREUSES évolutions pour les êtres, les étants, sur plus d’un milliard d’années.

 

Combien de sacrifices et de souffrances, au sein de chaque espèce, pour en arriver là ! Car le phénomène de sélection est cruel, utilitaire : qu’importe les agonies de ceux qui génétiquement ne survivront pas. La douleur n’a là plus aucun rôle de prévention, alors que c’est sa fonctionnalité propre. Elle devient  sans finalité réelle puisqu’elle est alors sa propre fin.

 

Imagine la peau d’un requin qui est écaillée, donc non lisse. Cela défie toutes les lois a prioriques de l’hydrodynamique si l’objectif est d’avoir la vitesse plus élevée possible dans l’eau, ce que réalise le requin au sein  des poissons. Cela amusait les aérodynamiciens, jusqu'à il y a une vingtaine d’année, ce corps non lisse. Et pourtant après avoir consenti à effectuer des essais de la peau de requin en soufflerie il  a fallu reconnaître que cette singularité était plus efficace et que l’architecture complexe de l’écaille du requin favorise davantage l’écoulement d’un fluide qu’un corps lisse. Evidemment sapiens a copié cela très vite en l’appliquant notamment dans le domaine spatial.

 

C’est juste un exemple qui fait pas pleurer, mon titou… ;)

 

Pense aussi, quand même, que si tes plaies cicatrisent, si tu as des paupières, d’autres n’ont pas été pourvus de ces caractères…Et qu’ils ont disparus parce qu’ils souffraient trop. Ils n’étaient pas adaptés dit-on pudiquement. Mais pense au principe actif de la SELECTION, penses-y : c’est la souffrance extrême.

 

La Nature a créé, hors sapiens, essai osé développant de fortes capacités cognitives, de merveilleuses architectures COMPLEMENTAIRES, vivant en symbiose, mutualisme ou coopération, par de simples jetés de dés sur un tapis vert,  un nombre considérable de fois.

 

Sapiens, pour sa part, n’a là encore pas de pot. Sa variabilité génétique est faible. La cause actuellement retenue serait que son espèce a failli disparaître par le passé, se réduisant à quelques centaines d’individus. Cà ça ne se rattrape guère et quand tu bourres maintenant c’est toujours avec une lointaine cousine ou un lointain cousin ;) Consanguin en plus le sapiens ! Donc peu adapté aux variations de milieu : tout pour plaire ;)

 

Mais ça ne l’empêche pas de détruire actuellement les espèces les plus VIABLES, à long terme.

 

Là tu me permettras quand même de verser une larme, même en tant qu’anti spéciste, et donc centré sur l’être, car dans tout anti spéciste il y a un écolo qui sommeille.

 

Bon.

 

Je vais encore te simplifier le topo. Et comme çà on arrivera à Freud.

 

T’as deux forces, mon titou. Eros et Thanatos (et pas comme je l’ai entendu une fois : Eros et Tétanos). Eros c’est la puissance de la pulsion de vie, de la libido. La libido c’est ce qui rassemble, ce qui s’essaye à l’Autre, le lien et l’intersubjectivité.

 

Thanatos c’est l’inverse, c’est la puissance de dislocation de l’être, la pulsion de mort, la désunion, le retour à l’inerte, au minéral.

 

Par exemple la pulsion de la libido crée l’être multicellulaire, à partir des eucaryotes, au bout d’un milliard d’années. Oui, c’était sur la terre ;)

 

Nous sommes du lien. Nous sommes des milliards de milliards de cellules qui s’organisent en un tout.

 

C’est beau, hein ?

 

Et puis en face tu as ceux qui ne maîtrisent pas : les délinquants relationnels. Un chasseur sapiens par exemple. Au lieu de jouir du pur plaisir d’exister, lui, ce qui va l’intéresser, c’est de créer de la dislocation, du néant. Pas pour un simple profit de persévérance en son être, pas pour des nécessités ontologiques : Il a rarement faim lorsqu’il chasse et le coup de fusil n’est là que pour le seul plaisir de détruire du vivant, pour créer de la mort. Il est là, présent, comme simple pervers infantile car incapable de jouir d’une manière qui ne s’approprie pas l’autre, son corps ou son âme. Mendiant impuissant et sans rêves, incapable d’émerveillements sensibles, il se résume dans le travail de sa pulsion de mort.

 

T’en fais pas, mon titou, comme je le dis parfois : « il s’enfonçait le doigt dans l’œil de sa mère pour voir si ça fait mal ».

 

Et ça lui a fait mal, très mal… ;)

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14 septembre 2009

Danse au bord de l'abîme 3 14_09_09

La semaine dernière, à la lecture de mon article, tu t'es peut être demandé pourquoi les sapiens ne s'étaient pas régulés démographiquement. C'est vrai, l'être qui se disait le plus intelligent de la planète, se comportait exactement comme les souris ou les lapins.

Il fallait le dire : 1 milliards d'individus, pour cette espèce, cela aurait été un maximum à ne pas dépasser.

Allez, disons qu'un bon chiffre est entre 100 millions et 1 milliard d'individus.

Tu décimes à l'envers, il en reste 1 sur 10, disons 650 millions.

Enfin tout le monde respire un peu !

Et cela aurait pu être très chouette pour lui. Maîtrise technique de son environnement proche, empreinte écologique limitée, des rejets de CO2 non pas réduits de 20 % comme à KYOTO, mais DIVISES PAR 10. Des richesses matérielles accessibles à tous. Et même des réserves d'énergie fossiles conséquentes : 250 ans de pétrole, et 3000 ans de charbon. Avec en outre un parc d'énergies renouvelables installées très appréciable.

Il aurait eu de quoi attendre tranquillement l'énergie thermonucléaire propre, c'est à dire ITER, vers 2050.

Oui, mais ça ne s'est pas passé comme çà. Il y avait des entraves : tout d'abord la bible, "croissez et multipliez, dominez toutes les créatures de la terre" qu'elle disait. 17 siècles dans la poire qu'il en a pris : ça marque, même les braves mecs. Ensuite, bien sûr, il a instauré des démocraties républicaines calquées sur les valeurs chrétiennes. Des farfelus, alors, se sont acharnés à perpétuer le message biblique par l'humanisme. Là on lui expliquait que l'humain était un être magique destiné à régner sur toute la création, et sans partage.

Il y avait des lyriques, limite comiques aristocrates, qui au 19ème siècle avait crié haut et fort "dieu est mort". Il n'empêche qu'au début du 21 ème siècle il y avait encore grosso modo 3 milliards de débiles, pour les trois religions, qui pensaient qu'en parlant à un bout de bois celui ci allait répondre...

De l'autre côté le capitalisme libéral aimait bien la sur population puisqu'il était entré dans l'ère consumériste. Tout s'évaluait en fonction du seul critère financier. Tu mettais des gens dans un wagon de train, ce qui comptait ce n'était pas in fine la fonction de transport, mais combien ça rapporte. Que tu en transportes 10 ou 100, si le chiffre d'affaire final était identique, c'était équivalent. Il est sûr que c'était du rustique comme indicateur ! Mais sapiens en était très fier ;)

Il était donc bien entouré le petit hominidé, que même les martiens doivent nous nous envier ! Flanqué par le capitalisme, l'humanisme et encadré par les monos théistes, il fallait qu'il marche droit !

Donc réguler la population par la seule convocation de sa raison (qu'il avait toute puissante, je le rappelle) c'était foutu. Il préférait régler çà à l'ancienne : membres arrachés, yeux crevés, anthropophagie : des massacres improvisés mais efficaces.

L'équation était simple : 6,5 milliards au départ, 1 milliard à l'arrivée, restait donc 5 milliards de morts. ;)

GIFlamort

Synopsis des cours suivants :

* Variabilité génétique, le testament de Darwin

* Culture et sur répression. Freud et la cellule familiale

* Les fondamentaliste marxistes aux 19ème et 20 siècle : essai d'archéologie comparée

* Le contenu anarchiste : quel avenir ?

07 septembre 2009

Danse au bord de l'abîme 2 07_09_09

Selon l'Association Internationale des Démographes de Langue Française (AIDELF) la révolution industrielle du 19ème siècle a bouleversé tant la croissance démographique que sa structure même, en particulier le taux d'urbanisation.

Pour ceux qui voudraient consulter plus avant des extraits de cet intéressant ouvrage, voici le lien pour la présentation partielle du livre : http://books.google.fr/books?id=2S4Nq7gRhZQC&printsec=frontcover#v=onepage&q=&f=false

Entre 1950 et 2009 la population mondiale est passée de grosso modo, 4 milliards à 6,5 milliards d'habitants.

50% en 60 ans !

Chaque fois que tu croisais deux personnes en 1950 maintenant il y en avait trois.

Le sommet de la courbe vers 2050 annoncait 10 milliards d'humains. Ne t'en fait pas, on ne les atteindra pas...

En l'an 1000 l'Europe, sans la russie et l'espagne (invasion arabe), comptait 30 à 34 millions d'humains

En 1340 : 70 à 74 millions

Au début de la révolution industrielle, en 1800, la population des pays développés (hors japon) atteignait 210 millions d'humains. En 1913 : 600 millions.

A partir de la révolution industrielle et des soins médicaux, dans les pays pauvres, la croissance de la population était devenue insoutenable.

Tous les 30 ans, sur les mêmes parcelles de terre, il y avait 2 fois plus de bouches à nourrir. 

L'exode rural, bien sûr, et l'urbanisation en étaient les conséquences.

En 1950 : 750 Millions de citadins au niveau mondial

En 1990 : 1500 millions, DE PLUS, dont 1100 millions pour le seul tiers monde.

Et tout cela pour dire que cette croissance démographique nécessitait une forte croissance industrielle, la croissance de tous les PIB pour absorber cette nouvelle misère.

Et c'est pourquoi la chine DEVAIT avoir 8 à 10 % de croissance par an : pour absorber, sur les 5 ans qui venaient deux cents à 300 millions de citadins, de plus, témoins de l'exode rural.

Aux commandes : le capital libéral !  ;)) 

Tu vois le tableau était sombre pour sapiens : c'était le train fantôme, le train de l'épouvante...Personne réellement aux commandes de cette machinerie qui était devenu bien trop complexe pour être dirigée.

Et la terre pouvait supporter 6 voire 10 milliards d'individus, selon Das Kapital...Mais ce qu'il ne disait pas Le Capital, c'était que, oui on pouvait bien avoir 6 milliards de petits sapiens, mais pas 6 milliards de petits sapiens heureux. Juste 1 milliard, disons, et 5 milliards de pauvres...Mais des vrais, hein, des bons qui savent mourir de faim, sans faire chier.

En 2010 on estimait que la production de viande passerait de 50 milliards d'animaux tués annuellement (hors halieutique) à 100 milliards en 2020.

Mais sapiens ne s'inquiétait pas trop. On le faisait jouer au footaball, on lui présentait de belles images de bébés joufflus de pays riches, on lui parlait loto, démocratie, et l'écologie pointait son nez de grenouille bancroche.

Les humains se reproduisaient comme des souris qui ont ELLES comme variable d'ajustement,  la famine et la mort...

Mais les sapiens dansaient, dansaient...Sauf que les souris ne dansent pas et que sapiens allait bientôt arrêter son petit pas ridicule et joyeux de führer du néant.

Les temps de réponse de la Nature et ceux de la pseudo économie n'étaient pas les mêmes...A la milliseconde des temps nécessaires aux transactions financières répondait l'ère géologique. Mais ça allait désormais un peu plus vite. Beaucoup plus vite... Et pourquoi le Capital libéral aurait laissé une planète propre ? ;)) Tel Bellérophon, puni par les dieux, sapiens s'écroulerait.

Pendant ce temps le Vivant disparaissait...L'émotion, l'émotion pure de la force que la confiance en la vie procure, de la joie, celle d'Eros et de Dionysos, était perdue, au loin, même et surtout dans les yeux de ces deux là...

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04 septembre 2009

Danse au bord de l'abîme 1 03_09_09

L'écologie sirupeuse dégoulinante d'humanisme est un avatar transcendantal. Une véritable écologie doit être conséquence d'une position anti spéciste : ne pas respecter la seule Espèce, mais l'Etre.

Mais...

Il n'est plus temps d'attendre les prophètes. Il n'est plus temps de vous dire qu'il vous faut agir.

Il est simplement trop tard.

Time is over...

Il ne s'agit plus que d'être propre, lors des funérailles.

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03 septembre 2009

Diderot et Darwin 03_09_09

Je trouve plaisant ce discours de Denis Diderot, pertinent d'annoncer Darwin...et théologiquement impertinent...

"Pensées sur l'interprétation de la nature" par. 13

Denis Diderot 1713-1784

Il semble que la nature se soit plu à varier le même mécanisme d’une infinité de manières différentes. Elle n’abandonne un genre de productions qu’après en avoir multiplié les individus sous toutes les faces possibles. Quand on considère le règne animal, et qu’on s’aperçoit que, parmi les quadrupèdes, il n’y en a pas un qui n’ait les fonctions et les parties, surtout intérieures, entièrement semblables à un autre quadrupède, ne croirait-on pas volontiers qu’il n’y a jamais eu qu’un premier animal prototype de tous les animaux, dont la nature n’a fait qu’allonger, raccourcir, transformer, multiplier, oblitérer certains organes ? Imaginez les doigts de la main réunis, et la matière des ongles si abondante que, venant à s’étendre et à se gonfler, elle enveloppe et couvre le tout; au lieu de la main d’un homme, vous aurez le pied d’un cheval. Quand on voit les métamorphoses successives de l’enveloppe du prototype, quel qu’il ait été, approcher un règne d’un autre règne par des degrés insensibles, et peupler les confins dès deux règnes (s’il est permis de se servir du terme de confins où il n’y a aucune division réelle), et peupler, dis-je, les confins des deux règnes d’êtres incertains, ambigus, dépouillés en grande partie des formes, des qualités et des fonctions de l’un, et revêtus des formes, des qualités, des fonctions de l’autre, qui ne se sentirait porté à croire qu’il n’y a jamais eu qu’un premier être prototype de tous les êtres ? Mais que cette conjecture philosophique soit admise avec le docteur Baumann comme vraie, ou rejetée avec M. de Buffon comme fausse, on ne niera pas qu’il ne faille l’embrasser comme une hypothèse essentielle au progrès de la physique expérimentale, à celui de la philosophie rationnelle, à la découverte et à l’explication des phénomènes qui dépendent de l’organisation. Car il est évident que la nature n’a pu conserver tant de ressemblance dans les parties et affecter tant de variété dans les formes, sans avoir souvent rendu sensible dans un être organisé ce qu’elle a dérobé dans un autre. C’est une femme qui aime à se travestir, et dont les différents déguisements, laissant échapper tantôt une partie, tantôt une autre, donnent quelque espérance à ceux qui la suivent avec assiduité de connaître un jour toute sa personne.

Posté par dingos à 18:29 - Reflexion - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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