05 juillet 2008
Le sport et la mort
La colonisation du vécu.
Pour cette notion on peut repartir des analyses du philosophe allemand Habermas ou de celles de Reich en 1933. Ces analyses mettent en évidence l'instrumentalisation de la subjectivité des masses.
Le lieu où s'effectue cette colonisation, cette instrumentalisation, c'est le corps. Comme toujours c'est sous la lampe que l'on voit le moins clair. L'inscription idéologique rend opaque le corps singulier. L'inscription sociale passe par l'idéologisation du rapport au corps. Nous sommes face à un problème de non-intelligence de la situation, en particulier des problèmes liés au racisme, au sexe, au Sida ou à la peine de mort.
L'exemple du sport montre bien qu'il faut interroger le rapport quotidien au corps.
Pourquoi ne trouve-t-on pas de théorie de la mort dans le marxisme ? Il n'y a pas de point de vue critique sur la mort, hormis des pistes chez Reich et Marcuse.
Il y a un problème de réflexion critique sur le sexe, le corps, la mort, et la vie quotidienne. Nous sommes face à une absence. A chaque fois que dans les sphères militantes d'extrême gauche on aborde ces questions, la réponse est inéluctable : c'est secondaire!
Mais quand par exemple on étudie le sport on s'aperçoit qu'il résume à lui tout seul l'approche totalitaire d'un mode de production englobant. D'où mon intérêt pour les zones dites non-prioritaires et la sphère existentielle. Elles éclairent les enjeux véritables des rapports sociaux.
Une tendance lourde : La marchandisation.
Au risque de choquer l'auditoire, je pense que très souvent on se focalise sur la précarité, le chômage. Mais on ne s'aperçoit pas que ces phénomènes ne sont que des effets seconds.
Certes ils sont massifs et dominants, mais ils ne sont que des conséquences de quelque chose de plus fondamental et en ce sens ils sont secondaires.
Il faut regarder en amont comment s'organise la concentration et l'accumulation du capital. Comment la destruction de la force de travail est liée à l'accélération technologique. Pour comprendre cela il faut reprendre le principe de rendement cher à Marcuse.
Dans la course à l'argent il n'y a pas de point de vue moral. La capitalisation passe par une marchandisation massive du corps et de l'esprit. C'est le cas pour le sperme, les yeux, le sang, les organes greffables, les enfants, les morceaux d'enfants, la prostitution sous toutes ses formes.
Le déni de la mort.
Nous devons prendre en compte cette tendance lourde qui est mortifère. Celle-ci induit de fait un déni de la mort.
Sur ce point nous sommes redevables des travaux de Louis-Vincent THOMAS.
L'occident est engagé dans une course meurtrière, où la dénégation de la mort est corollaire du culte de la jeunesse, de la recherche de la forme.
Cette tendance massive est une dénégation de l'angoisse de la mort, y compris du point de vue militant.
Regardez les pratiques sociales contemporaines qui sont fondées sur le culte de l'extrême, ou encore les conduites à hauts risques : le sport, la vitesse, la toxicomanie, la violence urbaine, le Sida, le flirt avec les limites.
C'est une tendance massive de confrontation avec les limites, une volonté de dépassement de soi.
Le mot-d'ordre est celui de la réalisation de soi par n'importe quel moyen, le jogging, le zen, ou autre.
Tout cela est un déni du vieillissement, une visée de jeunesse éternelle.
Je pense qu'il faut intégrer la mort pour comprendre la vie.
On sait maintenant que le lien social est organisé autour de la libido. Le lien dans les groupes sociaux est fondé sur la sublimation et l'échange libidinal.
Le lien social est-il basé seulement sur l'échange rationnel, ou comme l'affirment les structuralistes sur uniquement l'échange de signes ?
Ces deux explications sont insuffisantes, on doit accepter une troisième approche qui explique le lien social par la sublimation dans les groupes sociaux. Sublimation en particulier d'un désir homosexuel.
Les sociétés ne peuvent perdurer que s'il y a un lien érotique entre les composantes du groupe.
Au contraire de cela la pulsion de mort tend à la désagrégation. C'est ce qui se passe dans le capitalisme. La pulsion d'Eros fonde, quant à elle, la tendance à l'agrégation.
Nous assistons actuellement au triomphe de la désagrégation, du mortifère. Il y a une absence de projet érotique, le plaisir est absent et il n'y a pas de projet libidinal.
L'érotisation publique et spectaculaire est liée à l'appauvrissement massif du lien social et ce sur fond de surdétermination par l'épidémie du Sida.
Les militants astucieux pourraient interroger les campagnes de prévention actuelle sur les préservatifs.
L'injonction est de "sortir couvert". Quel est le signifié de tout cela ?
Est-ce seulement une mesure d'hygiène ou une mise sous cellophane ?
Du point de vue symbolique il aurait lieu de s'interroger sur cette asepsie plastifiée.
Quel est le rapport à l'autre dans ce cadre ?
Il faut relire "Psychologie de masse du fascisme du fascisme" de Wilhelm REICH. Cette psychologie était basée sur une désérotisation des corps pour intégrer l'esprit au fascisme. Il fallait s'emparer des âmes par les corps.
Regardez ce qui s'est passé à la conférence du Caire. Il y a eu une alliance entre les mollahs et le pape contre la maîtrise du corps par les femmes elles-mêmes.
A chaque fois il y a un reflux pour les femmes. Le cannibalisme religieux s'attaque toujours en priorité aux femmes et aux intellos.
On peut aussi se référer à une étude que j'ai faite sur les textes catholiques : les encycliques, les catéchismes, les directives de l'épiscopat.
Il y a un soin maniaque à vouloir codifier ce qui relève du sexe. Ce n'est pas dans l'antiquité, c'est actuel. C'est typique de ce que décrivait Foucault sur la microphysique du pouvoir.
L'interdit de penser va de pair avec la répression sexuelle.
Je crois qu'il faut oser dire que nous sommes face à une montée du fascisme religieux.
Le contrôle social
Le contrôle social continue de se développer. Les prescriptions normatives pleuvent pour le tabac, l'alcool, la drogue, le Sida, etc....
L'hygiène obligatoire est devenue commune, les prescriptions d'hygiénistes banales.
On constate une association entre la politique totalitaire et la captation des corps avec les prescriptions qui en découlent.
Il y a bien une idéologie hygiéniste, mais en fait c'est plutôt un système de croyances auquel on adhère. On même dire que c'est incorporé, que les croyances sont faites chair. On peut retrouver là le fameux "habitus" de Bourdieu.
Une réelle lutte contre l'aliénation passe par l'analyse des mécanismes de reproduction sociale. On peut se référer au livre "Du coté des petites filles" ou à la "Fabrication des mâles", à la production des rôles sexués, à la division sociale des rôles.
Par exemple qui est vieux ? A quel âge est-on vieux ? Quarante-cinq ans ? Trente-cinq ? Trente ?
On constate un abaissement permanent du seuil de vieillesse. C'est l'imposition symbolique d'un ordre ou d'un modèle idéal.
Les représentations sociales sont fondamentales dans la régulation sociale.
Le sport
Vous pouvez vous reporter au texte que je vous ai envoyé. Dans ce cadre on peut s'interroger sur le rôle que joue un président pétainiste qui soutient un gangster comme Tapie.
Le sport est bien une machine à décerveler et cela avec l'argent public.
Il faut dénoncer cet abrutissement totalitaire que produit le sport.
Aucun groupe politique n'a mené de réflexion ou de luttes sur le sport.
Vous allez voir lors du le prochain Mundial l'ampleur des dégâts. Personne ne dit rien de cela et l'idéologie passe toute seule. Il faut parler de l'impact du sport dans les classes populaires.
Pourquoi les prolos adhèrent-ils tant au foot ? C'est une aliénation culturelle massive.
C'est une division du travail entre les religieux et les fascistes. Regardez les supporters, les "Kops"!
Où se construit l'internationale fasciste ? Dans et autour des stades!
Où se mène la guerre civile ? Dans et autour des stades!
Dans ce domaine il y a une carence de la gauche. Que disent le P.C. et le P.S. ? Le sport c'est la culture du peuple, il faut l'accepter ! Seuls quelques militants ont une attitude critique.
C'est un peu identique pour la propagande religieuse. Comment vouloir changer le monde alors que le Vatican a le pouvoir au P.S.!
[ Cette conférence a eu lieu au début de la montée du phénomène "Delors", le soufflet médiatique est maintenant retombé,. Il s'est déplacé ensuite de "l'Abbé Pierre" à "Monseigneur Gaillot". Comme quoi la religion occupe bien le terrain de l'actualité spectaculaire ! ]
La religion est une captation de l'imaginaire, une machine à faire rêver et un onirisme dévoyé.
Regardez l'armée comme elle cultive la haine de la sexualité, comment elle cultive la bestialité abjecte. Regardez l'adjudant Chanal! La seule sexualité tolérée est la sexualité à connotation fasciste.
Et cela c'est le milieu moyen du foot!
Si des jeunes sociologues avaient ce souci critique, ils pourraient aller étudier ce qui se passe dans les vestiaires. Ils verraient la bêtise, le racisme, le machisme ,la bestialité et la brutalité du français moyen.
L'extrême-gauche a été trop cocoonisée, elle est sortie de la gauche et maintenant ce sont tous des orphelins.
Depuis la période post-68 il y a une panne de la réflexion, un état de coma prolongé.
Certes on consomme de la critique, mais il manque la continuation de la critique. Le problème c'est de produire de la critique, de retrouver les réflexes conceptuels.
Extrait d'une conférence de Jean Marie Brohm à Nantes, 1994
04 juillet 2008
Vive les FARC !
Déclarations de la bourgeoisie qui massacre et qui tue l'innocence.
"Vise-t-elle encore la présidence de la République ? Ingrid crée à nouveau la surprise. Elle défend la réélection du président Alvaro Uribe qui a donné une continuité à la lutte contre les FARC. "
Le monde 4 juillet 2008
Dieu et marie ne sont plus en pole position dans le coeur enragé de la passionaria. Uribe est désormais l'élu.
Pauvre humanité...Pauvre homo SS
02 juillet 2008
Sexe militant
FuckforForest est une association à but non lucratif. Ce projet est animé par des personnes sexuellement libérées, qui jouent de leur sexualité pour attirer l'attention sur les menaces qui pèsent sur la nature afin de récolter des fonds pour la défendre.
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30 juin 2008
Recul des vieux Corridors
Provenance : Alliance Anti Corrida
Le 10 février 2008, Nicolas Sarkozy faisait savoir à Michel Barnier, ministre de l’Agriculture, que « la défense du bien-être animal constitu[ait] un enjeu important dans la société moderne » et que « la France [devait] relever ce défi, en conciliant la protection animale, le respect des traditions et les réalités d’un développement économique durable ».
Suite au communiqué du ministre, des élus, des représentants des secteurs professionnels et associatifs ainsi que des représentants du ministère se sont rencontrés autour de l'intergroupe « Corrida et jeux taurins » sous la présidence de Michel Lejeune, député de Seine-Maritime, les 23 avril et 5 mai 2008.
Partie prenante de ces rencontres et identifiée par les pouvoirs publics comme expert, l'Alliance Anticorrida a apporté aux participants des éléments irréfutables. Il ressort des débats que certaines des propositions de l'association ont été jugées recevables par le président de la commission. À plusieurs reprises les aficionados ont été mis face à leur pratiques indignes par la voix de Claire Starozinski, fondatrice de l'association, études et documents à l'appui. Et, contrairement aux affirmations fallacieuses de certains, le vétérinaire taurin présent n'a pu que confirmer que la souffrance de l'animal était bien réelle et qu'il était totalement d'accord pour renforcer les contrôles !
Une grande première que ce face à face, organisé par les pouvoirs publics, qui aura eu le mérite de voir discutées et modifiées les règles qui régissent la tauromachie en France. Et ce n'est qu'un début... Lire ici les neuf demandes formulées par l'association sur le chemin qui mène à l'abolition des corridas.
Deux consultations publiques seront établies simultanément, du lundi 2 juin au dimanche 15 juin sur le site du ministère. Faites valoir votre avis et soutenez nos propositions !
L'Alliance Anticorrida est quant elle invitée par le préfet de Région, le 13 juin, pour recueillir notre position sur les propositions d’action formulées dans le cadre de ces rencontres « Animal et société ».
***
Les 9 Propositions que vous pouvez soutenir :
RENCONTRES « ANIMAL ET SOCIÉTÉ » SUR LE CHEMIN QUI MÈNE A L’ABOLITION DE LA CORRIDA, VOICI NEUF PROPOSITIONS VISANT A RÉDUIRE, ICI ET MAINTENANT, LA SOUFFRANCE DES TAUREAUX.
1. Le transport des taureaux :
Les taureaux venant d’Espagne sont généralement enfermés dans un caisson de bois sans possibilité de bouger pendant vingt heures, temps du voyage Andalousie-France. Soumis à un stress sans précédent, dû au changement brutal d’environnement, les animaux arrivent en France déshydratés, ayant perdu environ 10 % de leur poids. Ils auraient besoin d’une bonne semaine pour reprendre des forces, or la corrida a souvent lieu trois ou quatre jours après leur arrivée, voire le lendemain, ce qui ne leur permet pas de se remettre des agressions subies pendant ce voyage.
Outre les exigences liées à l’application du règlement CE 1/2005 sur le transport d’animaux vivants, il est nécessaire que les taureaux puissent bénéficier, en cas de transport de plus de huit heures, d’un abreuvement permanent. Par ailleurs, la présence effective d’un vétérinaire lors du chargement des animaux permettra de s’assurer de leur transportabilité et la présence d’un vétérinaire lors du déchargement permettra de vérifier que l’état des animaux ne nécessite pas de soins urgents.
Le 3 juillet 2001, à Céret, deux des quatre taureaux arrivés d’Espagne ont été retrouvés morts, déshydratés (victimes d’un « choc thermique »), à l’ouverture des portes du camion. Le 30 juillet 2006, trois des six taureaux prévus le lendemain pour la corrida de Vieux Boucau (Landes) sont morts d’une « congestion cérébrale due à une hyperthermie du cerveau » avant même le départ du domaine de l’éleveur Gallon, en Camargue.
En vérité, ils avaient été sauvagement « afeités » (voir ci-dessous).
2. Abandon de l’afeitado (cornes des animaux sciées à vif) :
Admis lors des corridas portugaises et de « bienfaisance », l’afeitado doit être remplacé par l’emboulage (procédé qui consiste à les munir de boules de plomb) ou toute autre protection (fourreaux etc.) Le but : éviter la souffrance physique intense du taureau et la perte de ses repères et également protéger les chevaux utilisés pour les corridas portugaises (90 % des chevaux victimes d’une perforation de l’abdomen meurent.)
3. Dépistage systématique des fraudes :
Nous demandons des contrôles sanitaires approfondis, la présence d’un vétérinaire tournant pour inspection systématique des cornes avant l’entrée en piste (et non systématiquement un vétérinaire membre de l’AVTF, Association des vétérinaires taurins français) et la saisie des cornes à la moindre suspicion d’afeitado, assortie de sanctions effectives pour les éleveurs coupables de fraude.
4. Vérification systématique de l’identité des jeunes toreros :
À effectuer d’après des documents d’identité originaux, pour éviter que les professionnels ne produisent des mineurs de moins de 16 ans. En 1997, l’Alliance Anticorrida a mis un terme au travail illégal des enfants toreros (El Juli, 12 ans, et Andy Cartagena, 15 ans), avec notamment la condamnation de Robert Pilès, directeur des arènes de Nîmes de l’époque et salarié de la ville.
5. Interdiction de l’accès des arènes aux enfants :
En Catalogne (Espagne), l’État a considéré que les enfants, dont l’esprit critique n’est pas encore développé, doivent être soustraits à la violence des corridas et a, par conséquent, interdit l’accès des arènes aux mineurs de moins de 14 ans, par loi 22/3003, chapitre 2, article 6-2 du 4 juillet 2003.
En France, le 27 septembre 2007, la proposition de loi n° 191 a été déposée par Jean-Pierre Brard, Jean-Jacques Candelier et Daniel Paul pour demander « l’interdiction de l’accès aux courses de taureaux comportant la mise à mort d’un animal aux mineurs de 15 ans ».
6. Suppression du bistournage :
Dans cinq départements (Aude, Bouches-du-Rhône, Gard, Hérault, Vaucluse) perdure toujours le « bistournage » : le taureau, entravé et immobilisé, subit, sans aucune anesthésie, ce que les journalistes nomment « le supplice de la pince », autrement dit la castration à vif, en présence d’amateurs et des amis de l’éleveur. Dès 2000, l’Alliance Anticorrida a saisi le ministère de l’Agriculture pour l’informer de cette pratique contraire à l’arrêtédu 25 octobre 1982, relatif à l’élevage, à la garde et à la détention des animaux (JORF du 10-11-82), modifié par celuidu 17 juin 1996 (JORF du 25-06-96) et celui du 30-03-2000, qui prévoit que « les animaux maintenus dans des systèmes d’élevages nécessitant une attention humaine fréquente [soient] inspectés au moins une fois par jour.
Les animaux élevés ou détenus dans d’autres systèmes sont inspectés à des intervalles suffisants pour permettre de leur procurer dans les meilleurs délais les soins que nécessite leur état et pour mettre en oeuvre les mesures nécessaires afin d’éviter des souffrances ».
Le bistournage ne respecte pas non plus l’article 17 de la recommandation du Conseil de l’Europe concernant les bovins, adoptée en application de la Convention sur la protection des animaux dans les élevages, qui précise que la castration des taureaux n'est possible qu'à la condition « de ne pas utiliser des méthodes causant des douleurs ou angoisses inutiles ou prolongées » et que la castration doit être effectuée « sous anesthésie locale ou générale par un vétérinaire ».
Cette intervention est subordonnée aux dispositions des articles 521-1 et R. 654-1 du code pénal, réprimant respectivement les actes de cruauté, les sévices graves ou les mauvais traitements commis envers les animaux.
7. Interdiction effective du « taureau à la corde » :
À la demande de l’Alliance Anticorrida, le préfet de l’Hérault a interdit, par un arrêté du 11 avril 2000, sur tout le département, cette coutume qui consiste à traîner dans les rues du village un taureau entravé, une corde autour du cou. À Eyragues (Bouches-du-Rhône), le « taureau à la corde » perdure avec la complicité et l’appui de la municipalité, alors que cette pratique y est interdite par arrêté préfectoral !
8. Abréger l’agonie du taureau :
Quand l’animal est à terre, nous demandons l’emploi du pistolet d’abattage si plusieurs estocades sont nécessaires.
Michel Eeckhoutte, professeur de chaire de l’Industrie des denrées alimentaires d’origine animale à l’École vétérinaire de Toulouse, nous affirme : « Le pistolet d’abattage provoque toujours une trépanation (trou dans l’os frontal).
De ce fait, il y a lésion de l’encéphale et inhibition de la douleur. La mort clinique (arrêt des contractions cardiaques) est donc quasi immédiate. Je ne vois par conséquent aucune impossibilité à étourdir les animaux de la sorte, puisque la trépanation insensibilise l’animal, qui est saigné dès sa sortie de l’arène. »
9. Suppression des corridas de bienfaisance :
Durant ces « festivals taurins » des taureaux de « deuxième choix » sont utilisés et « afeités ».
À ces spectacles devraient se substituer des courses camarguaises, lesquelles recueilleraient la participation du plus grand nombre, puisque 73 % des Français sont opposés à la tenue de corridas (sondage Sofres 2003).
25 juin 2008
L'histoire du lait et des produits laitiers
L'histoire du lait et des produits laitiers
Vidéo envoyée par VEGANJill
Les vaches produisent du lait pour la même raison que les femmes : pour nourrir leur petit, avec qui elles ont un lien très fort. Mais un à trois jours après sa naissance, celui-ci leur est arraché, ce qui les plonge dans un profond désarroi. Trois mois plus tard, alors qu'elles sont encore en lactation, elles sont à nouveau inséminées et devront bientôt revivre ce scénario traumatisant. Un tiers souffre de mastites (inflammations des mamelles) dues à la surproduction de lait. Rapidement épuisées par un tel traitement, les vaches laitières sont tuées vers l'âge de cinq ans, alors qu'elles pourraient atteindre une vingtaine d'années. Elles sont souvent pleines quand elles sont abattues. La viande obtenue est transformée en steaks hachés. Consommer du lait, c’est soutenir le commerce des veaux ! En France, les veaux sont élevés dans des boxes de contention individuels. Privés de leur mère, de contacts avec leurs congénères, de paille sur laquelle se coucher, d'herbe à manger et même du moindre exercice, les veaux sont tellement à l'étroit qu'ils ne peuvent plus se retourner dès qu'ils atteignent deux semaines. Anémiés par une alimentation déficiente en fer et en fibres alimentaires de façon à obtenir une chair bien blanche, même si la législation européenne empêche de descendre en-dessous de certains seuils, ils souffrent de diarrhées et de pneumonies et sont maintenus en vie au moyen de tranquillisants et d'antibiotiques. Au bout de cinq ou six mois sans mouvement et sans lumière, ils voient la lumière du jour pour la première fois en partant à l'abattoir. L’abattoir. Cris, bousculades, chutes et odeurs : tout concourt à en faire un lieu de stress intense et de terreur. Mais malheureusement, pour certains, la torture n’est toujours pas terminée. Tous les jours, des animaux qui n’ont pas été étourdis correctement sont découpés encore conscients ou écorchés vifs.
23 juin 2008
De l'espèce Homo SS
Tu les reverras tes wagons plombés Homo Sapiens Sapiens...
Combat de chiens
A voir : http://www.massacreanimal.org/fr/chiens_combat.htm
Les hommes femmes et enfants qui génèrent ces spectacles ne sont pas des monstres. Personne ou presque personne n'est un monstre ontologique. Ce sont des individus lambda, représentants de l'espèce Homo SS.
Le problème est phylogénétique. On peut même dire qu'il se base aussi sur le mouvement créateur ( la dynamique du vivant) utilisant l'égocentrisme (en tant que persévérance dans son être, mais persévérance totalitaire) et la souffrance (la limite de l'intolérable appelle la mort). Il est à noter que peu de remparts sont offerts par le mouvement créateur pour limiter la souffrance d'agonie, et pour cause, puisque la sélection s'effectue uniquement sur la base du maintien en vie du système vivant. Ceux ci sont donc fonctionnellement inutiles.
Le cauchemar de sa propre mort (dont il a conscience) et de ses propres souffrances (qu'il peut concevoir en terme de métacognition) conduit Homo SS à les sublimer en une grande orgie sacrificielle où le bouc émissaire est celui qui incarne le corps de l'homme : l'Animal.
Homo SS est la première espèce à dépasser son seul statut de prédateur et à réaliser le concept de cruauté (faire souffrir sans besoin propre apparent).
Cette propension doit être équilibrée par un concept d'humanité, via l'imagerie d'une éthique, afin de limiter les tensions intra spécifiques qui mettraient en danger le groupe ou la tribu. L'éthique est là, comme rempart virtuel, pour contre balancer les possibles effets ravageurs du concept de cruauté à l'intérieur de l'espèce.
On pourrait avancer que le couple cruauté/éthique joue chez Homo SS un rôle de médiation du Réel.
Comme dans l'ensemble du monde Vivant il importe que la violence générée ne se retourne pas contre l'espèce.
Mais cet équilibre est précaire chez Homo SS.
Il est d'autant plus fragile que l'ensemble des mécanisme symboliques impliqués, brouillent une lecture des équilibres transverses, inter espèces, mis en oeuvre par le mouvement créateur.
Cette coupure structurelle et historique, dans la perception du Réel, présage, pour Homo SS, d'une impossibilité à s'intégrer d'une manière durable, en l'état, dans l'ensemble du monde Vivant.
Il s'agit simplement d'atteindre les limites de tolérance des autres forces écologiques en présence, Homo SS ne pouvant, de par sa propre structure phylogénétique y apporter une réponse satisfaisante. Le mode libéral de production adopté, témoigne de son organisation d'espèce. Il bride aussi l'espèce en réalisant une boucle de rétroaction positive.
Ces types de systèmes sont instables.
16 juin 2008
Alors.....
06 juin 2008
Un frémissement d'ailes...
Il me revient en mémoire gentle(wo)men, que Phil me trouvait pessimiste. La prise de conscience par sapiens des problèmes environnementaux s'accélérait, DONC la solution existait et allait tout naturellement être mise en œuvre (cf. FAO Rome…)
Je crois d'ailleurs qu'être optimiste ou pessimiste en la matière est hors de propos. Qu'a-t-on à s'impliquer affectivement dans l'analyse d'un problème ? Envisager l'une ou l'autre option de l'alternative est simplement naturel.
Je ne veux pas vouloir me faire paraître, non plus, plus raisonnable que je ne suis.
Ici, il s’agit pour moi de chercher et de trouver une attitude propre qui me soit par la suite la plus vivable possible.
Comment imaginer pouvoir avoir une influence appréciable, même à un très faible niveau, sur le cours des choses. Je ne peux pas reprocher à Phil ce que je m’autoriserais.
L’Etre est univoque, il n’a pas d’intérêt, pas de fondements, il ne repose sur aucune éthique.
Appelons donc l’Etre la Nature, puisque Deleuze était fortement attaché à Spinoza. Ca me parle çà. Il n’ y a pas de sens au sens. Toute autre hypothèse révèlerait simplement notre propre fragilité. Mais je ne pense pas que lorsque l’on a invoqué l’univocité de l’Etre tout soit dit. J’ai la suite à lire ;)
Yann si tu as l’occasion de t’exprimer la dessus je t’en serais bien reconnaissant. Tu pourrais me dire que je suis un peu paresseux ;)
Je pense que sapiens va aller au fond de sa nature. Il me semble d’ailleurs qu’il la partage avec toutes les autres espèces.
Les ontomorphismes sont différents…Mais fondés sur le même moteur essentiel, actualisant seulement une simple synthèse divergente.
Sapiens à la possibilité d’actualiser la bêtise suicidaire du mouvement créateur, basé sur l’égocentrisme et la souffrance.
Il va le faire ; et par ce faire exploser son espèce… point.
Je pense qu’il n’aura droit qu’à une simple réfaction d’espèce. Allez 80 %, aujourd’hui on solde ;)
La suite sera sans doute plus belle, d’une autre essence…et toutes espèces présentes.
L’histoire, la fabuleuse histoire, la féerie étonnante et inquiétante du Vivant, aura alors peut être une chance d'être célébrée…
04 juin 2008
La demande des agrocarburants
L’éthanol, ou alcool du vin, est de plus en plus utilisé comme substitut d’essence. Pour l’énergie comme pour la boisson, on le produit par fermentation de n’importe quelle matière sucrée. Sa production s’est très fortement développé ces dernières années, utilisant principalement le maïs comme matière première. Près de 190 millions de barils d’éthanol seront produits cette année aux USA, ce qui vient remplacer quelque chose comme 2% de leur consommation de pétrole (le pouvoir calorifique d’un litre d’éthanol est inférieur à celui d’un litre de pétrole). Comme le bilan énergétique et écologique de l’éthanol est assez contesté (beaucoup d’énergie est consommée pour le produire), la contribution réelle de ce biocarburant à l’autonomie énergétique du pays et à la lutte contre l’effet de serre est plus que contestable, et quelques mesures simples d’économie de pétrole auraient sans doute un impact supérieur.
Mais, ce qui nous intéresse, c’est que ces usines d’éthanol consomment une quantité immense de céréales : en 2007, 25% de la production de maïs des Etats-Unis ont été absorbés par cette industrie, la part sera encore supérieure cette année. Cela a donc réduit les exportations de céréales américaines, contribuant à mettre le marché mondial en situation de manque.
Un rapporteur de l’ONU faisait remarquer que pour produire 50 litres de bioéthanol (un plein, équivalent énergétiquement à 30 litres d’essence), il faut plus de 300 kg de maïs, équivalent de ce qu’il faut pour nourrir un enfant pendant un an !
Si la crise alimentaire va probablement faire stopper les subventions à l’industrie de l’éthanol et donc la construction de nouvelles usines, il n’y a aucune raison de supposer que les usines existantes vont fermer vu qu’elles sont très rentables, le prix du carburant ayant encore plus augmenté que celui de la matière première. Au mieux, certaines changeront de matière première .
Au brésil, la production d’éthanol à partir de canne à sucre est bien meilleure en termes de rendements et d’écobilan, ce qui n’empêche qu’elle utilise des surfaces agricoles importantes au détriment d’autres culture. Très rentable du fait des cours des carburants, les cultures à but énergétique vont probablement continuer à se répandre dans les années qui viennent.
Ainsi le Ghana et la Suède viennent de signer un contrat selon lequel 30 000 hectares au Ghana seront cultivés en canne à sucre pour fournir de l’éthanol aux automobilistes suédois, et ce alors que le Ghana fait parti des pays les plus touchés par la crise alimentaire.
02 juin 2008
Alerte à Babylone, le film de Jean Druon
Alerte à Babylone, le film de Jean Druon
Vidéo envoyée par tinou1225
Vidéo extraite du film " Alerte à Babylone " de Jean Druon au éditions Voir et Agir.
Déjà diffusé ici il y a quelques mois, mais ça ne fait pas de mal de le réentendre










